[OMG] The Return of the Thin White Duke

Posted on février 14, 2009

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Parfois, je suis complètement dépassé par les collisions qui interviennent dans l’univers de la pop-culture. Mais quel plaisir de voir un feu d’artifice naître de la rencontre de deux étoiles de mon firmament personnel !

J’écoute depuis quelques temps l’album 1.Outside de David Bowie. Qui est fantastique. Je le redécouvre, presque 10 ans après ma première confrontation, et j’y retrouve la qualité immersive que pouvait avoir le bonhomme du temps de Ziggy, de sa trilogie berlinoise, ou de son très bon mais très seul ‘Heathen’. Cet album est vraiment un disque-univers, peuplé de personnages étranges dans un monde prospectif tordu, de compositions entre NIN, Prodigy et le Bowie halluciné de Lodger, et des paroles énigmatiques étendues sur le fil d’une voix acrobate. Ce qui est dingue avec Bowie, c’est que ces meilleurs disques (à mon goût, car son œuvre est trop vaste pour que je m’y aventure sans m’y perdre parfois…) arrivent à me happer complètement. Je ne pense plus pareil pendant la durée de l’album. Quelque chose change.

david_bowie_outside

Donc, je suis en plein Bowie-Trip ces derniers temps. A coté de ça, je me suis mis à lire les Sandman de Neil Gaiman. Et parmis eux, je suis arrivé en particulier sur ceux illustrés par Yoshitaka Amano. Que du bonheur. J’étais déjà sensible au talent de ces deux messieurs, qui, combiné, fait des merveilles.

Ehben v’la t’y pas que je viens d’apprendre que ces deux fripons avaient réalisé une histoire à propos de deux célébrités dans un New York fantastique et futuriste. Histoire intitulée « The Return of the Thin White Duke ». Eh oui.

Le Thin White Duke, incarnation la plus sombre et inquiétante de Bowie.

thinwhiteC’était l’époque où, de son propre aveux, Bowie vivait de coke, de lait et de poivrons rouges (bordel, c’est tellement dégueu…la drogue réduit vraiment a des atrocités inhumaines).

Les deux artistes se sont donc emparés de l’image de la rockstar pour en faire une sorte de héros (ben tiens) fantastique. Sans trop forcer… Bowie est un matériau plutôt facile à « icôniser », ayant joué sur toute les nuances de la gamme durant sa longue carrière.

Malheureusement, j’ai eu beau fouiller le net, il me manque du skill pour décrocher mon doctorat en archéologie de l’interwebz…J’ai juste pu glâner sur le site d’Amano quelques images de ses peintures, mais impossible de mettre la main sur un bout de l’histoire d’origine, qui semble pourtant ne dâter que de 2006.

thinwhiteduke

bowimano

Comme d’habitude, c’est foutrement chouette…

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Posted in: Cûltûre, Graphisme