[cqfd] Welcome to Madworld !

Posted in Soit dit en passant..., vidéos on mars 19, 2009 by nikobo

Voici quelques explications qui éclairent bien la situation embrouillée de cette crise financière mondiale. Moi qui pensais que c’était tout simplement la faute de gros connards en costard…

Hum…Au final, c’est bien la faute de gros connards en costard.

The Secret of Gameboy Island

Posted in Soit dit en passant..., photos on mars 8, 2009 by nikobo

gameboyisland

30 minutes de bateau et une petite heure de crapahute sur les îles de Frioul. Et la Gameboy.

[OMG] The Return of the Thin White Duke

Posted in Cûltûre, Graphisme on février 14, 2009 by nikobo

Parfois, je suis complètement dépassé par les collisions qui interviennent dans l’univers de la pop-culture. Mais quel plaisir de voir un feu d’artifice naître de la rencontre de deux étoiles de mon firmament personnel !

J’écoute depuis quelques temps l’album 1.Outside de David Bowie. Qui est fantastique. Je le redécouvre, presque 10 ans après ma première confrontation, et j’y retrouve la qualité immersive que pouvait avoir le bonhomme du temps de Ziggy, de sa trilogie berlinoise, ou de son très bon mais très seul ‘Heathen’. Cet album est vraiment un disque-univers, peuplé de personnages étranges dans un monde prospectif tordu, de compositions entre NIN, Prodigy et le Bowie halluciné de Lodger, et des paroles énigmatiques étendues sur le fil d’une voix acrobate. Ce qui est dingue avec Bowie, c’est que ces meilleurs disques (à mon goût, car son œuvre est trop vaste pour que je m’y aventure sans m’y perdre parfois…) arrivent à me happer complètement. Je ne pense plus pareil pendant la durée de l’album. Quelque chose change.

david_bowie_outside

Donc, je suis en plein Bowie-Trip ces derniers temps. A coté de ça, je me suis mis à lire les Sandman de Neil Gaiman. Et parmis eux, je suis arrivé en particulier sur ceux illustrés par Yoshitaka Amano. Que du bonheur. J’étais déjà sensible au talent de ces deux messieurs, qui, combiné, fait des merveilles.

Ehben v’la t’y pas que je viens d’apprendre que ces deux fripons avaient réalisé une histoire à propos de deux célébrités dans un New York fantastique et futuriste. Histoire intitulée “The Return of the Thin White Duke”. Eh oui.

Le Thin White Duke, incarnation la plus sombre et inquiétante de Bowie.

thinwhiteC’était l’époque où, de son propre aveux, Bowie vivait de coke, de lait et de poivrons rouges (bordel, c’est tellement dégueu…la drogue réduit vraiment a des atrocités inhumaines).

Les deux artistes se sont donc emparés de l’image de la rockstar pour en faire une sorte de héros (ben tiens) fantastique. Sans trop forcer… Bowie est un matériau plutôt facile à “icôniser”, ayant joué sur toute les nuances de la gamme durant sa longue carrière.

Malheureusement, j’ai eu beau fouiller le net, il me manque du skill pour décrocher mon doctorat en archéologie de l’interwebz…J’ai juste pu glâner sur le site d’Amano quelques images de ses peintures, mais impossible de mettre la main sur un bout de l’histoire d’origine, qui semble pourtant ne dâter que de 2006.

thinwhiteduke

bowimano

Comme d’habitude, c’est foutrement chouette…

La taule est rance

Posted in Soit dit en passant... on février 13, 2009 by nikobo

Aujourd’hui on m’a dit que j’étais difficile à cerner. Ce n’était pas particulièrement péjoratif dans le contexte, mais ça n’était clairement pas gratifiant. Comme ce n’est pas la première fois qu’on me fait la remarque, dans une situation relativement similaire, je commence à m’interroger…

Dans le cas présent, je digressais joyeusement et dans l’insouciance d’un enthousiasme sans calcul à propos d’un animé délicieusement crétin qui me plait beaucoup (Jungle wa itsumo Hare nochi Guu). Suite à cela la conversation glissa vers un tout autre sujet, où je fis par de ma fascination pour les films noirs, en particulier ceux mettant en scène le duo Alan Ladd/Veronica Lake, avec la même naïveté emphatique.

guuveronica-lake

J’étais conscient du grand écart stylistique qui avait été exécuté en moins de 3 phrases par des cerveaux à froid, mais tout de même… Une vague incrédulité et un soupçon de méfiance passèrent furtivement sur le visage de mon interlocuteur. J’aurai même la paranoïa d’en extraire un certain mépris. J’eu l’outrecuidance de l’interroger sur ce soudain virement de ton, et la réponse qu’il me fit confirma mes maigres doutes : « Je trouve un peu opportuniste de se dire fan d’animés japonais et de films noirs. »

Je ne voyais pas où était le problème…

« Tu es assez difficile à cerner, on ne sait pas vraiment quels sont tes goûts…C’est à se demander si tu ne prétends pas apprécier quelques choses juste pour pouvoir te permettre d’en parler et donner ton avis. »

Outre l’aspect vexant d’une telle remarque, elle me fit réfléchir quant à ce qui avait pu nourrir une telle conclusion…

« Parfois on a l’impression que tu invoques des références à priori antagonistes pour provoquer un conflit entre nos différents points de vue. »

Ce qui est fort possible, me connaissant. J’ai néanmoins l’excuse de ne pas en être conscient. Depuis quelques temps dans les débats, plutôt que d’être solidaire d’un groupe d’opinion, j’agis souvent comme anticoagulant.

Comme un emmerdeur quoi.

Concrètement, c’est cette fascination (malsaine ?) pour la baston d’opinion qui me met à l’écart de certains rituels contemporains (comme le foot ou plus belle la vie). Ce n’est pas un goût d’esthète, la recherche d’une quintessence culturelle…Rien d’aussi noble. Tout de même…

J’aime bien le conflit. C’est à mon avis ce qui fait le mieux ressortir ce qu’il y a de plus beau (et de plus laid, oui, aussi) dans l’humain. Face à une menace contre son intégrité physique ou mentale, celui-ci déploiera des trésors de volonté et d’ingéniosité pour se défendre et faire valoir son point de vue.

C’est de cela dont il s’agit, pas de « guéguerre » ou de violence à priori gratuite. Mais de la valeur d’un point de vue.

Forcement chérie, l’opinion intime est la clé de voute de l’esprit. Sans elle la personnalité s’effondre ou se dissout comme un cachet d’aspirine dans un verre d’eau. Beaucoup la protège en ne l’exposant jamais, la blottisse dans la chaleur d’un groupe (porte-ouverte à l’intolérance la plus crasse), ou la couvre de faux semblant, derrière moult barricades conceptuelles ou approximations consensuelles (à contrario on retrouve souvent ce genre de cerveaux frileux camouflés sous l’étendard de la ‘tolérance’).

Protéger son opinion est une attitude de self-défense, une démonstration d’instinct de survie, d’autoconservation de son intégrité.

C’est aussi un aveu de faiblesse, de manque de consistance morale.

Personnellement je jubile au spectacle du gladiateur de la pensée exposant son opinion intime et brute de sensualité intellectuelle dans l’arène de la polémique. Evidemment, pour ceux dont l’opinion est soigneusement molletonnée d’idées reçues, ce spectacle peut paraître barbare, voir obscène, vulgaire ou immature. Pourtant, celui qui (se) débat ainsi, face à un autre polémiste, mais le plus souvent contre le mur d’indifférence crasse de l’Opinion Générale, est un héros ! Mille fois plus dangereux pour lui et pour les autres et dix mille fois plus efficace qu’un petit penseur à la langue de bois qui distillerait ses nuances moelleuses déguisées en cynisme assassin pour mieux se faire briller (« quelle irrévérence ! »). Ce Don Quichottisme agressif a le mérite de la sincérité.

Ce qui sort de meilleur, de plus beau et de plus pur est toujours lié à l’intensité d’un combat, l’emphase d’une conquête. La création est une guerre contre l’inertie ; et le créateur est régulièrement obligé de prendre ses gants de boxe conceptuels pour rouer de coups son propre cerveau quand celui-ci commence à se figer, se cristalliser dans un certain confort moral. D’où ce besoin de se confronter à des références antagonistes, des points vue que tout opposent, de croiser le fer avec ses à priori.

Non ce n’est pas d’avoir lu du Leon Bloy le weekend dernier qui influence ces lignes, vraiment. Remarque peut-être un peu, mais mon ressentit est très intime. En plus j’ai aussi lu en parallèle le 3ème Tome des romans Warcraft ‘Le Dernier Gardien’.

Quoi, je suis opportuniste ?

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[OSEF] street fighter iv

Posted in Soit dit en passant... on février 13, 2009 by nikobo

Ouais. Y’a pas moyen. Je m’en bas comme de mon premier knock out.

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In Memoriam

Posted in Soit dit en passant... on janvier 26, 2009 by nikobo

Alors que la saison 5 de LOOOOOOOST commence en Grand Nawak, je pleure la disparition d’un des meilleurs acteurs de série télévisée du monde. Voici Matthew Fox tel qu’on le retrouve (à peu de choses prés) dans le premier épisode de la S05 :

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(ça le fait rire, l’immonde)

En effet, La Barbe de Jack, qui avait illuminée toute la saison 4 de ses (rares mais d’autant plus précieuses) prestations, n’est plus.

Le répertoire fantastique de cet acteur génial était digne des plus grands ; ainsi…

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La Douleur.

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L’alcoolisme.

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La stupeur interrogative de type “hunhuuun?”

Etc…Etc…Tu vas nous manquer, Barbe de Jack. Aucun ne t’arrivait à la “cheville” depuis la mort de Mr Eko.

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Adieu l’Artiste…

[sic] Non.

Posted in Soit dit en passant..., sic on janvier 25, 2009 by nikobo

Aujourd’hui, ce n’est plus TF1 l’ennemi : il n’est plus question d’abhorrer la société marchande, mais plutôt les dialecticiens qui l’attaquent d’une façon si basse, avec des clichés vieux de trente ans, afin de la remplacer par une culture “branchée” pour suffisants “modernes”. Ces condamnateurs finiront par électrocuter tout véritable penseur libre sur la chaise électrique du pénitencier qui les salarie : le snobisme.

Marc Edouard Nabe, Non. 02/1997

J’ai repensé à ce passage du furieux bouquin de Nabe après avoir enchaîné la lecture de Chronic’Art #51 et Amusement #3.

We can be heroes

Posted in Jeux Video, Soit dit en passant... on janvier 15, 2009 by nikobo

Bon, c’est pas du tout frais (ça a bien 4 ou 6 mois je pense), mais je viens de retomber dessus dans le classement des finalistes de l’Independant Game Festival 2009 dans la catégorie bizarre de l’Innovation Award.

Le jeu s’appelle ‘You have to burn the rope‘. Et porte bien son nom.

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Je vote pour. Et je vais surement passer la matinée avec la musique du générique de fin dans la tête…Mais je poste sur ce jeu aujourd’hui pour faire écho à un article d’hier du site Overgame concernant un brevet passé en douce par Miyamoto himself, profitant de l’été pour glisser des oursins dans les caleçons des gamers pendant qu’ils ont la tête dans le sable.

Pour résumer, imaginez un jeu où vous n’êtes plus obligés de jouer pour arriver à la fin. Où vous n’avez pas à apprendre et maîtriser les règles du jeu pour sauver la princesse ou manger votre cake. Un jeu où vous n’avez plus à jouer pour jouer avec le jeu… Bref, le brevet suppose de pouvoir enclencher à tout moment un pilote automatique qui jouerait à votre place, ou un guide d’aide qui prendrait le joueur par la main pour lui faire traverser les clous (ou les piques).

Je suis à la fois pour et contre ce genre d’idée saugrenue (ça mérite bien un adjectif aussi laid).

Je suis contre dans le sens où, comme le prouve brillamment ‘You have to burn the rope‘, le plaisir que procure un jeu n’est pas lié à sa conclusion. Ce petit foutage de gueule révèle bien la vacuité d’une telle conception. De plus, je ne vais pas réécrire les théories, mais sans contraintes, le cerveau s’ennuie.  (et comme le dit Monsieur Braid : “Si, pour que plus de gens puissent jouer, nous avons besoin de rendre les phases de jeu optionnelles, alors notre médium ne vaut rien.”)

Je suis pour pour d’autres raison. Quand je serais vieux et que mes réflexes seront émoussés au point d’être incapable de finir le premier niveau de Kirby’s Dream Land, comment survivre à la frustration de ne plus pouvoir sauver le monde ? Cette option, envisagée comme le mode 3ème Âge, permettrait aux vieux geeks que nous deviendront de continuer à se nourrir de leur vice préféré, jusqu’à ce qu’Alzheimer nous sépare.

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Pixel Blues

Posted in Jeux Video, Soit dit en passant... on janvier 12, 2009 by nikobo

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Parfois, la flamme tiédie.

On ne peut pas dire que ça soit la désillusion. Pas déjà. Il n’y aurait aucune raison d’ailleurs. Mais, ces symptomes de lassitude, de blase rentrée et de mélancolie passéiste sont tout de même révélateurs d’un mal bien plus sournois que le classique blues hivernal (qui ne touche que les grognons qui manquent d’imagination : une aube glacée vaut son pesant d’après-midi moites insipides).

Je suis donc depuis peu victime d’un mal fourbe. Un mal bénin, mais pénible.

Je n’exulte plus sur les jeux vidéo.

Certes, j’ai déjà traversé des périodes bien plus noires dans ce domaine, tributaires d’une actualité moribonde (je pense au creux de 2003-2004), mais l’origine se trouve aujourd’hui beaucoup plus personnelle.

En effet, j’ai bien l’impression que mon oeil est corrompu par ma fonction. Moi qui d’habitude exulte en faisant rugir mes émotions les plus puériles (j’aime jubiler), mon esprit critique les réduit au silence en leur plaquant l’équivalent mental d’un mouchoir imbibé de chloroforme sur la face. Je le trouve de plus en plus présomptueux, ce petit péteux d’esprit critique qui se permet, par exemple, de me gâcher le plaisir de découvrir Fable II.

Il fut un temps où j’aurai passé des nuits entières à parcourir Albion, faisant fi des incohérences, des bugs et des choix  de design arbitraires. Désormais je bute. Je me prends les pieds dans les malformations d’une oeuvre respectable mais imparfaite. Et je m’étale dans la vase de l’ennui. Ne continuant que par esprit de contradiction avec mes à priori critiques, et par volonté de me forger un avis en connaissance de l’ensemble, et non d’une petite fraction de produit.

Ce que je viens d’écrire pourrait passer pour du snobisme nauséabond. Mais il n’en est rien ! C’est un réel malaise. Je suis victime d’une overdose de détachement. Moi qui ai tellement besoin de me nourrir d’imaginaire, cette faculté se trouve polluée par les ambitions d’analyse de mon double game designer.

Seuls deux jeux arrivent en ce moment à me sortir de cet état de torpeur. Megaman 9 et GTA IV. Megaman 9 remue en moi des souvenirs d’enfance, et n’englue pas mes rouages critiques tant son game design est à la fois transparent, pur et assimilé par l’industrie depuis 20 ans. On est chez soit, on fait pas de manière.

GTA IV (comme je l’ai dit plus tôt) me sort du cadre ludique (dans son sens ‘challenge’) et me met dans la peau d’un explorateur de système ; d’un enfant au dessus d’une fourmilière. Je n’identifie et ne cherche pas à identifier ses constantes de gameplay qui m’intéressent peu, seule la densité du bocal virtuel qu’est Liberty City m’incite à en explorer les richesses.

Et pourtant je joue… Fable II, Mirror’s Edge, Wow (même si c’est un peu différent), FSR, Rockband…je me gave encore et encore, machinalement. Mais je n’y prends pas de plaisir. J’en apprends certainement beaucoup, je le sens quotidiennement. Je ne me suis jamais senti autant en phase avec mes concepts ; j’arrive presque à les formaliser dans des phrases construites (exploit). Le détachement que j’ai acquis est pour beaucoup dans la sérénité avec laquelle je peux avancer dans la jungle du game design, hachant de l’évidence sans sourcilier, assaillit de poncifs de toute part (tout est dans le regard, dés qu’on les fixe : ils fondent). Je pense m’en sortir plutôt bien, et c’est une grande satisfaction. Mais le prix est cher à payer…

(la prochaine fois, parce que je sais bien que ça vous passionne, je vous raconterai comment je me soigne. Voila qui s’annonce positivement palpitant !)

[GTA IV] La Classe Américaine

Posted in Jeux Video, vidéos on décembre 22, 2008 by nikobo

Quand on joue à GTA IV, on consulte notre “sur”monde.

En analogie avec le concept de tonton Sigmund, le surmonde serait cette espèce de monde synthétique, où tout est icône ; tout est standardisé selon des codes construits dans un unique souci d’efficience, seule loi cruelle et froide de cet univers.

GTA est une vitrine sur cette entitée nauséabonde et enivrante qu’est le surmonde. GTA est surfait ET profond. Seule une infime portion de son public l’explorera avec le regard d’un archéologue du présent. Le reste roulera à tombeau ouvert dans des rues floues écrasant des polygones en écoutant du gros RnB.

Ce qui est le plus étonnant et louable, concernant ce GTA IV, c’est la volonté assumée de ses créateurs de ne pas en faire uniquement ce jouet hype et désuet qu’on nous décrivait dans les magazines comme l’ultime sand-box immorale et défoulante. Le premier trailer diffusé au tout début de la campagne de com’ en est une allusion flagrante : son vocabulaire est celui du biopic noir sous fond de documentaire détaché sur la déchéance du mythe capitaliste (aussi appellé rêve américain).

Quand je joue à GTA IV, je suis dans Koyaanisqatsi. Je n’incarne pas Niko Bellic, je dirige une marionnette sans fil dans un univers ; miroir cruel et onirique de notre monde. Je créé un film documentaire sur cette instance du réel emprisonnée dans cet objet vidéoludique (qui me redonne foi en une certaine forme de magie que je pensais disparue : faire tenir un monde dans un DVD, c’est possible). A titre d’exemple, les trajets en taxi sont une source d’emerveillement constant : les absurdités de comportements des IA produisent parfois des réactions plusqu’humaines, il y a toujours un détail qui accroche le regard, un panneau lumineux, le reflet d’un passant qui échappe son soda et se met à hurler et s’enfuir en courant comme s’il s’était renversé de l’acide sur le futal…bref, je suis dans une savane urbaine familière et éxotique, à la logique primitive et tarée, en plein safari ludique.

Omagad, quel pied.