La Musique des Livres

mai 16, 2008

The Books est un groupe de musique New Yorkais constitué du bidouilleur de samples Nick Zammuto et du violoncelliste Paul de Jong. J’apprécie énormément leur univers au swing soyeux et velouté, récupérant la matière sonore traînant un peu partout pour l’organiser en petites mélodies à la respiration jazz.

Je vous soumets ici trois pistes extraites de leur dernier album : “Music for a french elevator“.

Liternité

Egaberté

Fralité

Charmant, non ? :) La sonorité “française” doit vraiment fasciner au delà de ce que je peux imaginer…bien que ça soit réellement agréable, ces enchaînements de “potage”, “café-crême”, prononcés par un vieux 45-tours de ‘Méthode d’apprentissage du Français en 30 jours’ sur un fond de ballade jazzy.


[Mad World] ou POURQUOI IL ME FAUT UNE WII.

mai 16, 2008

J’en aurais presque les larmes aux yeux.

Mad World est un jeu d’action (je crois…à moins que ça soit une simulation de Bridge…) qui sortira courant 2009 sur Nintendo WII. Déjà, c’est osé, car à part No More Heroes, la console à moustaches (non, pas la PS3, Papy-Snake) se complait dans des univers kikoo, meugnon, à la limite du nauséeux, voir tout simplement roses. Je ne compte pas les programmes d’entraînements au tir aux pigeons gradés à coup de wii-sextoy-zapper, je préfère considérer qu’ils n’existent pas.

Pas étonnant d’apprendre que sous l’armure sanglante de Mad World se cachent les chevaliers de l’ex-ordre Clover/Seeds, désormais nommé Platinum Games. J’aime ces gars.

Je veux planter des panneaux dans la tête de gens en noir et blanc saturés. Depuis toujours.

Enfin, me voila exaucé !

Je veux une Wii…


Poésie émergente

mai 15, 2008

Le hasard d’un univers virtuel aux mécaniques autonomes peut parfois provoquer de merveilleux moments de flottement sémantique, où le but et les stats, les chronos et les sirènes s’effacent le temps d’une sortie de route et d’un cadrage imprévu. Cela provoque parfois une composition visuelle d’un lyrisme et d’une poésie inattendue (et digne d’une photo des vacances de Magnum en Californie).

Admirez la trainée de l’avion sur la gauche dont le vol suspendu fait écho aux oiseaux gracieusement figés sur la droite de l’image. Appréciez le PNJ féminin ayant décidé de faire son footing non loin de l’endroit où j’ai posé mon taxi (volé dans un quartier lointain de la ville et usé par de nombreux lampadaires imprudents) provoquant un magnifique contre-jour sous le soleil couchant. Saluez l’effet de lentille mettant en valeur la petite bute où trône mon bolide dominant l’océan étincelant à la lueur des feux du soir. Et ce contraste de complémentaires entre le bleu azur du ciel de la cité du Vice et le rose des nuages cotonneux de la pleine mer…

Y’a des fois comme ça, on a plus envie de tuer des gens. Juste s’asseoir le cul dans le sable et regarder les mouettes.

(il se passe parfois des trucs bizarres aussi…qu’il ne vaut mieux pas essayer de comprendre…)


Fruth, The Official Teaser

mai 14, 2008

Et hoplé ! Voila le teaser de FRUTH, mon projet de deuxième année à l’ENJMIN (Ecole des Jeux et Médias Interactifs et Numériques, située à Angoulême).

La maquette a été réalisé en 6 mois par les soins de notre Fruth Team (regroupant Etienne, Pascalou, Tomtom, Milou, Newik, Nenel, Phil, Seb’Paté, Ludo, Xavier & votre serviteur).

J’en causerais plus longuement un autre jour, en attendant, savourez les images et laissez vous porter par la poésie et l’émerveillement qui s’en dégagent ! :p

En espérant que ça vous plaise !


Plantage

mai 14, 2008

Alors, ce n’est pas Björk. Ca vient du Danemark, c’est la voix d’Henriette Sennevaldt, et le groupe s’appelle Under Byen.

Le nom de l’album est : Det er mig der holder træerne sammen.

Le nom de la piste est : Plantage.

Quelle coïncidence.

Le MP3


Une BD et au dodo

mai 13, 2008

Jérôme K. Jérôme Bloche est une Bande Dessinée policière de type BD-Belge classique, comme un bon vieux SODA, avec tout autant de bulles mais moins de sang.

Jérôme K. Jérôme c’est aussi un écrivain anglais du fin XIXéme début XXème. Un gars avec un humour comme un coupe papier aiguisé pour trancher la gorge des idées reçues dans le respect des bonnes manières. Un écrivain cynique et satirique anglais, quoi. Un proche parent (et une influence majeure) d’un certain Terry Pratchett.

«J’aime le travail : il me fascine. Je peux rester des heures à le regarder.»

Jérôme Klapka Jérôme (ou “La dérisoire grâce du lol”)
Bon, ça, c’est fait.

La Bande Dessinée Jérôme K. Jérôme Bloche est une mignonne petite série retraçant les aventures de Jérôme, un jeune détective d’une vingtaine d’année, gentil paumé un peu naïf mais plein de bonne volonté. J’apprécie la légereté du personnage dans un univers assaisonné de petits drames merveilleusement banals, d’enquêtes ancrées dans la vie de tout les jours, où Jérôme course à dos de solex des malfrats anachroniques dans une ambiance urbaine touchante de sensibilité et de nostalgie, sans jamais tomber dans la caricature. Graphiquement très correct, la série brille par sa constance et sa cohérence, et on en vient très vite à s’attacher à la galerie de personnages qui parcourt les albums et dont la psychologie s’étoffe peu à peu.

J’en ai emprunté quelques uns à la bibliothèque du coin et je les déguste comme des petites friandises visuelles en prélude au sommeil, me glissant sous le stetson de fonction du détective en herbe le temps de quelques cases de pur divertissement.

Je vais essayer de finir la série, histoire de voir ce qu’elle a dans le ventre.


Back to the Futuroscope

mai 11, 2008

Sérieux…Je crois me rappeler qu’en plus

c’était VRAIMENT ça, les années 80.

Mais c’était aussi ça :

Et ça, c’était bon.


J’avaiiiis un p’tiiiiit vélooooooo

mai 10, 2008

Je reviens tout juste d’une petite virée. J’avais envie d’expérimenter les paysages des collines environnantes avec un éclairage de soirée. Je pense que, d’un point de vue “visuel” (laule) c’était une bonne idée. Par contre, y’avait un de ces vents…et, je sais pas, mais fallait-il vraiment que TOUTE la flore de la région crache son pollen AUJOURD’HUI ?

J’en ai encore les yeux qui chialent…

Là, j’en chie pas mal…Je viens de me taper une demi-heure de chemins en cote, et les sentiers se rétrécissent.

Toujours dans l’ombre des collines…Le vent est un gros enfoiré.

Pitite pause devant des pitites fleurs. Je grimpe…Lentement mais sûrement.

Vous trouvez pas qu’on dirait un troll, ou un mangeur de pierre figé dans…la pierre ?

La lumière !!! On se rapproche, mais à ce stade, je dois porter le vélo : la pente est trop raide, et ça glisse.

OUAIIIIIIIIIIIIIIIS !!!

C’est chouette. Je suis content d’être venu. Mon pote le vent a l’air content aussi…

PAR LA ! (bon c’est pas tout ça mais, j’ai du Guild Wars à faire moi…)

Coucou la Sainte Victoire !

C’est pas tout près…

On the road again…

To be continued…



GTA Cliché City

mai 9, 2008

Trop plébiscité, trop acclamé, trop condamné (pour les besoins du buzz), trop entendu parlé de Grand Theft Auto ; le jeu qu’il est pour les durs ou/et les psychopathes violeurs de drogues et dealers de vieilles dames.

GTA 3 m’avait parut fade. J’avais parcouru quelques heures Liberty City, cueillant les voitures comme on ramasse des fraises, écrasant les passants les yeux fermés en essayant de deviner au bruit … une pute, un joggeur, un cadre ?

Finalement, ça m’avait très vite lassé. L’ensemble était terne, et la possibilité de pouvoir mettre la ville à feu et à sang grâce à de multiples armes (et enfin pouvoir fermer leurs gueules aux flics myopes et maniaques des GTA) ne m’enchantait pas vraiment. La forme était bonne ; du pur sandbox, politiquement incorrect, bien réalisé (pour l’époque, 2001). Un défouloir grinçant et déformant, mais qui au final sonnait creux.

En fait, le scénario avait beau se tenir, il manquait quelque chose à GTA. Cela ne l’a pas empêché de devenir un phénomène monstrueux dans une tempête de gloire, de procès et de fanboyz hystériques.

C’est surement pour cela que j’ai laissé tomber. Je pense que toute cette agitation autour d’un chauffard en 3D m’irritait, tant les arguments que j’entendais semblaient ridicules. Des deux cotés.

Enfin…le temps a passé, et GTA IV vient d’arriver (scoop). Les vidéos in-game me provoquent des picotements dans les doigts, symptôme classique de l’appel du pad. Mes critiques de confiance sont relativement d’accord : c’est d’la bonne.

Mais que c’est-il passé, entre le 3 et 4, pour que GTA soit passé d’un jeu de voitures majorettes dans une grosse maquette rigolote à un jeu de barjots furieusement charismatique et intrusif ?

A défaut de pouvoir goûter à l’objet de hype über tendance qu’est GTA IV, j’ai décidé de comprendre quel chemin avait suivit la série, les raisons qui ont fait d’elle une référence pour un genre qu’elle a contribué à créer. J’ai donc commencé par installer aujourd’hui GTA Vice City (2002).

Ma première impression est qu’il va me plaire, ce GTA. Son esthétique années 80, ses références filmiques - beaucoup plus assumées et maîtrisées que dans le 3 - l’ambiance générale qui s’en dégage me permet d’affirmer que voila, c’est ça qui manquait à GTA : une personnalité. Ce jeu a du caractère, on le saisit d’emblée. Les dialogues m’ont étonné par leur justesse. Les paysages et les éclairages créent des instantanés dynamiques de clichés criards dignes des pires épisodes de Miami Vice.

Tout est parodie, tout est jubilation, car tout nous hurle à la tronche : CE N’EST QU’UN JEU !

GTA, le jeu qui se joue des mythes ? (ici, les 80’s, en titillant toute l’absurdité d’une époque fluo et déglinguée)

Donc, pour l’instant, je me suis amusé, et l’ennui n’est pas encore venu gâcher la fête. A suivre, donc…

(Si j’arrive à le finir, je passe à San Andréas. Et peut-être un jour pourrais-je goûter aux aventures de mon homonyme d’Europe de l’est !)


Bucolique néphrétique

mai 9, 2008

Aujourd’hui, j’ai suivi le cours de l’Arc, la rivière qui serpente autour d’Aix en Provence, régulièrement enjambée par des autoroutes puantes…J’ai donc épargné ma carte SD des horreurs bétonnées que j’ai pu croiser lors de mon périple vélopropulsé pour m’attarder sur des petits îlots de calme et de verdure qui, n’exagérons rien, foisonnent dans cette région.

Le chant des perceuses électriques me réveille de bon matin.

J’enfourche mon fidèle destrier, fuyant l’asphalte.

Glouglou.

Coincoin.

It’s oh so quiet.

<- Vélo / Kayak ->

De retour avant Motus !

Poste de pilotage.

Et maintenant en route vers de nouvelles aventures !