[Flash Pub] Game Playlist

juin 19, 2008

Le web croule sous les sites consacrés aux jeux-vidéos. Les mêmes thèmes, les même sujets, croisés et recroisés à tout va. Bouillie d’info mâchée et remâchée, recrachée, redigérée, ravalée jusqu’à l’indigestion.

Dans tout ce marasme moribond, où errent trolls consanguins et fanboyz rabougris, quelques îlots de savoir-vivre et de bon goût subsistent fièrement. Le site Game Playlist fait parti de cet archipel précieux, qui donne toute sa valeur à un internet en pleine crise d’identité. Traitant de jeu vidéo avec une approche singulière et originale (seul dans son domaine dans le web francophone), Game Playlist est une bonne nouvelle pour tout ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances et leur culture sur ce média passionnant et bouillonnant et sa facette souvent et injustement peu considérée : la musique de jeu vidéo.

Game Playlist est un très bon site.

Et je dis pas ça uniquement parceque je fais désormais parti de leur (petite) équipe de rédacteurs.


[Soul Bubbles] French Touch Generation

juin 4, 2008

Aahahahahahahaha….pardon…c’est que je viens d’écrire ‘French Touch’…ça me provoque toujours un fou rire irrépressible…ne me demandez pas pourquoi.

Bon, blague à part, il a l’air chouette ce petit jeu DS. Un substitut de Loco Roco pour les quelques bouseux qui n’ont pas encore de PSP (et les fiers bouseux ringards comme moi qui n’ont qu’une vieille DS de 2004).

Enfin, quand je dis Loco Roco, c’est juste le vague sentiment de bonne humeur et de poésie joviale que diffuse ce trailer qui me permet de rapprocher ces deux jeux, leur gameplay et direction artistique n’ayant pas grand chose en commun.

C’est pas mal hein, c’est français.

Rosebud!


L’essayer c’est l’adopter.

juin 3, 2008

Aujourd’hui j’ai été visiter le blog de 16×16.

Heureusement, j’étais en pause déjeuner car je suis tombé sur la Beta du jeu diabolique ‘Rescue The Beagles‘.

C’est un petit jeu indépendant réalisé dans le cadre d’un concours organisé par TIGSource, crèmerie cinq étoiles du jeu indé, sur le thème de la génération procédurale (certains composants du jeu doivent être généré par des algorithmes, au lieu d’être préalablement conçus par l’auteur). Dans ‘Rescue The Beagles‘, les niveaux sont générés par le moteur à chaque début de partie.

Gameplay simple, efficace et vite frénétique, il manque peu de choses à cette Beta ; excellente petite virée dans un monde épuré de pixels en mi-teintes sur fond de musique 8-bit.

Ah oui, le but du jeu est, comme son nom l’indique, de sauver ABSOLUMENT TOUT les Beagles.

Sisi, ces petits chiens qui migrent tout les étés sur les bords d’autoroutes avant de s’envoler à joyeux coup d’oreilles vers on ne sait où…


Salade d’Automates

mai 22, 2008

J’aime beaucoup les robots, ils me fascinent. Même si souvent ils me font peur, en particulier lorsqu’ils errent dans les lugubres sous-bois de la Uncanny Valley… Mais leur pureté, leur innocence est pour moi une source intarissable d’inspiration. Les toasters programmables de nos ancêtres ont désormais des bras, des jambes, des yeux, des oreilles et même parfois des sourcils. Mais ils répondent tous à un code inscrit au fin fond de leurs entrailles électroniques qui les asservit à se plier docilement aux exigences de leur créateur, et à lui griller ses tartines des deux cotés.

Ils sont ridicules, ces robots singeant l’homme. Ils essayent d’imiter nos comportements irrationnels et ne font que reproduire gauchement des actions vides de sens. Cependant, dés qu’on leur offre un soupçon d’adaptabilité ; que des scientifiques un brin dérangés essayent d’insuffler “l’initiative” dans leurs programmes vérouillés, on obtient de curieux comportements…

Dans le domaine de la physique robotique on a atteint par ce biais des résultats absolument bluffant. Dans cette vidéo, on laisse un robot disposer de son “corps” en connaissance de ses capacités et en lui donnant un but à atteindre. Il va se battre pour y arriver, faisant jouer la moindre de ses articulations, s’adaptant aux situations critiques en répondant au quart de tour.

Les recherches s’orientent aussi dans une voix étrange…essayer d’optimiser les relations hommes/robots en faisant don à ces derniers d’expressions émotionnelles, décryptables intuitivement par un humain. Comment synthétiser de manière crédible quelque chose d’aussi subtil qu’un feedback émotionnel ? Et surtout, quel est la part de sincérité dans ce qu’exprime un robot…Il exprime son état, par le biais d’une ligne de code, mais est-il conscient de ce qu’implique cet état ? Un humain ne peut qu’être dérangé par cette pantomime creuse. Mais si, un jour, le robot essayait d’influencer à dessein l’état de son interlocuteur par l’intermédiaire de ce qu’il exprimerait ?

Ce robot-tronc est un monstre de la Uncanny Valley…Une tête humanoïde sur un amas de ferrailles. Il lui manque les qualités motrices de l’exemple précédent en matière d’autonomie.

Des dingues japonnais ont essayé de marier autonomie motrice et autonomie d’expression en insufflant dans un robot humanoïde très (très) cher un logiciel émulant à peu de choses près les capacités mentales d’un bébé de 2 ans.

Là, on peut hurler d’horreur…Allons-y

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!!

Cependant, je reste fasciné par les gauches gesticulations de ce bidule…l’empathie fonctionnerait presque…si il n’était ces yeux morts et ces petits jappements obscènes…

Enfin le meilleur de tous, quand même, malgré sa vieille dégaine de méccano déglingué et sa voix de synthèse ultrakitsh, ça reste notre bon Numéro 5.


Poésie émergente

mai 15, 2008

Le hasard d’un univers virtuel aux mécaniques autonomes peut parfois provoquer de merveilleux moments de flottement sémantique, où le but et les stats, les chronos et les sirènes s’effacent le temps d’une sortie de route et d’un cadrage imprévu. Cela provoque parfois une composition visuelle d’un lyrisme et d’une poésie inattendue (et digne d’une photo des vacances de Magnum en Californie).

Admirez la trainée de l’avion sur la gauche dont le vol suspendu fait écho aux oiseaux gracieusement figés sur la droite de l’image. Appréciez le PNJ féminin ayant décidé de faire son footing non loin de l’endroit où j’ai posé mon taxi (volé dans un quartier lointain de la ville et usé par de nombreux lampadaires imprudents) provoquant un magnifique contre-jour sous le soleil couchant. Saluez l’effet de lentille mettant en valeur la petite bute où trône mon bolide dominant l’océan étincelant à la lueur des feux du soir. Et ce contraste de complémentaires entre le bleu azur du ciel de la cité du Vice et le rose des nuages cotonneux de la pleine mer…

Y’a des fois comme ça, on a plus envie de tuer des gens. Juste s’asseoir le cul dans le sable et regarder les mouettes.

(il se passe parfois des trucs bizarres aussi…qu’il ne vaut mieux pas essayer de comprendre…)


J’avaiiiis un p’tiiiiit vélooooooo

mai 10, 2008

Je reviens tout juste d’une petite virée. J’avais envie d’expérimenter les paysages des collines environnantes avec un éclairage de soirée. Je pense que, d’un point de vue “visuel” (laule) c’était une bonne idée. Par contre, y’avait un de ces vents…et, je sais pas, mais fallait-il vraiment que TOUTE la flore de la région crache son pollen AUJOURD’HUI ?

J’en ai encore les yeux qui chialent…

Là, j’en chie pas mal…Je viens de me taper une demi-heure de chemins en cote, et les sentiers se rétrécissent.

Toujours dans l’ombre des collines…Le vent est un gros enfoiré.

Pitite pause devant des pitites fleurs. Je grimpe…Lentement mais sûrement.

Vous trouvez pas qu’on dirait un troll, ou un mangeur de pierre figé dans…la pierre ?

La lumière !!! On se rapproche, mais à ce stade, je dois porter le vélo : la pente est trop raide, et ça glisse.

OUAIIIIIIIIIIIIIIIS !!!

C’est chouette. Je suis content d’être venu. Mon pote le vent a l’air content aussi…

PAR LA ! (bon c’est pas tout ça mais, j’ai du Guild Wars à faire moi…)

Coucou la Sainte Victoire !

C’est pas tout près…

On the road again…

To be continued…



Bucolique néphrétique

mai 9, 2008

Aujourd’hui, j’ai suivi le cours de l’Arc, la rivière qui serpente autour d’Aix en Provence, régulièrement enjambée par des autoroutes puantes…J’ai donc épargné ma carte SD des horreurs bétonnées que j’ai pu croiser lors de mon périple vélopropulsé pour m’attarder sur des petits îlots de calme et de verdure qui, n’exagérons rien, foisonnent dans cette région.

Le chant des perceuses électriques me réveille de bon matin.

J’enfourche mon fidèle destrier, fuyant l’asphalte.

Glouglou.

Coincoin.

It’s oh so quiet.

<- Vélo / Kayak ->

De retour avant Motus !

Poste de pilotage.

Et maintenant en route vers de nouvelles aventures !


Je vous présente mon Aix !

mai 8, 2008

Ou plutôt, la cambrousse aux alentours.

Parce que ce matin, l’appartement sentait le renfermé plus que d’habitude…

En entrouvrant les volets métalliques, je m’aperçus qu’il faisait jour.

Je décidais donc d’aller rentabiliser mon VTT d’occasion.

En chemin, je me trouve une résidence d’été avec vue sur le mistral.

En plus, il y a même l’électricité.

Au bout d’un sentier étroit, en haut d’une colline, il y a des vagues de roches figées.

J’vois ma maison !!!

A suivre…


Never ending story

mai 5, 2008

lolcat

Aujourd’hui, AGA est un peu déprimé. Il a passé une nuit assez désagréable, mélange indigeste d’insomnie connectée, de tripes douloureuses, et d’ennui pesant. Le matin l’a trouvé froissé et terni. Se noyant dans trois mugs de café noir en surveillant d’un œil éteint le pourcentage de téléchargement d’un animé anodin, il baille à une fréquence soutenue entre chaque gorgée brûlante.

Le trajet en voiture avec COG se passe dans la routine la plus atone. Comme d’habitude les gens roulent vraiment comme des cons insouciants vers leur paraplégie, que le hasard refilera sûrement à un cycliste de passage, car la justice et lui…

La matinée se déroule - s’étale plutôt - mollement, visqueuse et moite, comme une aisselle grasse négligée. L’air est lourd, les ordinateurs soufflent leur haleine tiède sur les chevilles de leur maître. Celui de AGA est particulièrement poussif. Il peine a charger les pages des blogs qu’il consulte chaque matin en attendant que ses neurones sortent des brumes du sommeil.

Son travail est au point-mort. Sa motivation en hibernation forcée, la faute à la chimie qu’il est contraint d’absorber depuis maintenant une semaine à cause d’un médecin approximatif lui ayant foiré un soin bénin, chimie le laissant vidé de toute particule d’énergie, en phase avec le chat vautré sur l’asphalte du parking qu’il observe maintenant depuis vingt minutes, la conscience éteinte.

La première idée est toujours un cliché, les suivantes en sont certainement encore d’autres…Il faut parfois accoucher d’un pavé de rebus avant de faire naître l’étincelle de créativité qui récompensera des heures d’angoisse sourde et de sueurs froides. Car AGA fait parti de ces personnes maudites par un besoin tordu d’être convaincu par ce qu’ils font. Impossible pour lui de produire à la chaîne des idées prémâchées. L’impression tenace que certains concepts, comme les aliments de fast-food, sont avalées puis recrachées, ravalées et redigérées en permanence par des millions de cerveaux boulimiques de sensations faciles, l’écoeure. Ce snobisme maladif couplé à la surévaluation d’un égo maltraité par une confiance en soit déficiente font de lui la victime parfaite de la déprime de la panne d’inspiration.

Il s’enfile en cinq minutes quelques aliments dont il oublie la nature aussitôt, comme on balance des pièces dans un monnayeur de lavomatic.

Pendant l’après-midi, une discussion entre COG, COB et AGA fait clignoter quelques pensées stimulantes dans la purée cérébrale de ce dernier. Saisissant une opportunité de légitimer la fatigue qui lui ronge les nerfs, il s’accroche désespérément à un embryon de réflexion et commence à rédiger les prémices d’un chapitre aux mécaniques confuses mais assurément complexes. Cela a au moins le mérite de passer le temps.

Quelques heures passent…Une cloche mentale sonne la fin d’une journée de boulot. Encore une. Ca n’en finit plus. Ca n’a pas fini de ne plus en finir…

AGA subit le trafic du retour au bercail en ne clignant que douze fois des yeux. Il enfonce sept fois ses ongles dans le mou du siège de la R19. Les gens sont fous. Pressés de rentrer s’avachir dans des canapés fourbes qui les dévoreront aux acides cathodiques. AGA se dit qu’il va grosso modo faire la même chose mais sur un 17 pouces et sur un tabouret en plastique.

AGA croit pouvoir affirmer qu’il est une fois encore victime d’un Fucking Monday.


Pratchett & Clonk

mai 4, 2008

That\'s Death

Clonk…comme un coup sec derrière la nuque.

Terry Pratchett est un écrivain britannique qui souilla mon jeune cerveau de son miasme littéraire il y a 15 ans, lorsqu’à cause de cette sale curiosité (qui tue le chat et le balance dans la flotte lesté de caillasses), j’empruntais négligemment ‘La Huitième Couleur’ à la Bibliothèque de mon petit village cambrousard.

“Les annales du Disque-Monde”, est-ce que ça a un rapport avec le jeu débile ‘Discworld’ que j’ai essayé l’autre jour sur le PC d’un pote ? Pas sur, peut-être que c’est juste une image poétique sur le ‘monde du disque’, du CD-ROM. Tellement c’est hi-tech un CD-ROM, tu peux faire tenir un monde dessus. Ouais, ça doit être ça. En tout cas, dans le jeu, ça parle de tortue…

Bon à cette époque, j’enchaînais bouquins sur bouquins, dans un registre fantasy-SF d’un classicisme austère. Arthur C. Clark, Asimov, Bradbury, Barjavel, Huxley…je m’en gavais jusqu’à l’écoeurement.

“Dans un ensemble lointain de dimensions récupérées à la casse, dans un plan astral nullement conçu pour planer, les tourbillons de brumes stellaires frémissent et s’écartent…

Voyez…”

(fragment de l’incipit de La Huitième Couleur, 1983)

S’en suit une description astronomique d’un tortue. Ah. C’était donc ça.

Je n’étais pas franchement préparé…à vrai dire je m’attendais à des trolls, des nains, des magiciens et un peu de barbares sanguinaires. Bon en même temps il y en a pleins le bouquin, de ces articles de fantasy-discount. A la différence qu’ils ont conscience d’être des clichés, tant et si bien…ah, voila que je théorise…enfin, tant et si bien que le lecteur se retrouve dans un costume de lecteur de fantasy de carnaval, avec un bouquin complice et moqueur dans les mains, pétri d’humour so-british et de jeux de mots fabuleusement traduit (par Patrick Couton, traducteur héroïque).

Et depuis, je suis la petite vie du Disque-Monde, au grès des publications de Pratchett, auteur prolifique puisqu’on en est à 36 bouquins (english) à l’heure où j’écris ces lignes, ce qui donne une moyenne d’1,44 par an.

Pas mal.

D’autant que la seule faiblesse que j’ai pu déceler au fil des ans tient au fait que les pages de la collection Atalante ont tendance à se décoller à la 7ème lecture.

Ainsi, mon petit imaginaire personnel a mûrit accompagné de Rincevent, Cohen, Vimaire, Chicard (oui, dur), Ridculle, Mémé Ciredutemps…et La Mort, lui-même (héhé), en personne. Quand ma tête est malade, l’écriture de Pratchett est comme une brise de fraîcheur senteur lavande dans un barbecue allumé encrassé de graisse de chipolatas.

Enfin…je n’écris pas pour faire un éloge des Annales du Disque-Monde ; série archiconnue, vendue à des millions d’exemplaires, traduit dans une centaine de langues, brassant pleins de fric et de fans hystériques. Je voulais juste exprimer ce que ces livres représentent pour moi, ce qui fait qu’une petite brève d’actualité parcourue d’un premier coup d’oeil distrait, puis d’un second incrédule, me laissa tout triste, il y a de cela moins d’une semaine.

En effet, lundi 28 avril 2008, Terry Pratchett fêtait ses 60 ans.

Ah oui. Et j’ai aussi appris qu’il avait été diagnostiqué d’une forme rare et précoce de la maladie d’Alzheimer.

Clonk…comme un coup sec derrière la nuque.

Cette nouvelle m’a affecté plus que je ne l’aurais cru. Évidemment, je suis inquiet concernant l’avenir de la série, mon besoin régulier de fixs disque-mondiaux se trouvant menacé si le cerveau qui les conçoit venait à défaillir. Mais je suis aussi, bizarrement, mais profondément peiné par cette putain de mauvaise nouvelle. Je suis bêtement sentimental, personne ne mérite une maladie aussi nulle, mais…quoi…Pratchett…sorte de figure vibrante au firmament de mes guides spirituels…tu t’en irais rejoindre le charnier des anciens combattants de l’écriture servant de piédestal aux nouveaux rigolos, déjà ?

C’est juste pas juste. Comme dirait Ron l’Infect : “Faichié”.