Archive pour la Catégorie ouho

[ouho] Jour Hun

Posted in Jeux Video, ouho on décembre 9, 2008 by nikobo

Ces dans des petits moments très spéciaux que se niche le plaisir de parcourir Azeroth. Des événements anecdotiques mais surprenant qui viennent briser d’un coup la monotonie d’un gameplay routinier.

Je hachais du Murloc près du Lac de Cristal de la forêt d’Elwynn, en chiant modérément du fait du mon inexpérience et de ma relative lascivité après une journée de taf un peu lourdingue. J’ai d’ailleurs plusieurs fois du faire le trajet cimetière-cadavre en râlant tant j’avais du mal à gérer les « zone d’agressivité » des bestioles.

Un Murloc est très (très) con.

Un village de Murloc, c’est comme un super U le samedi après-midi ; ça grouille et ça se rentre dedans, ça pousse des cris hideux et c’est très agressif.

On se sent très seul face à ça, la nuit dans les marécages, avec son petit niveau 7 et son équipement en papier-crépon.

Je fus surpris, un moment, de voir soudainement apparaître un gros chevalier, imposant et somme toute assez majestueux, derrière le Murloc qui me posait problème (ce fourbe venait de se guérir, me laissant envisager un énième trajet spectral). Il lança alors un espèce de sort/passe d’arme impressionnant (pour mes petits yeux de newbie) et pulvérisa la créature dans une gerbe pyrotechnique à faire ramer la machine.

Ouah !

Puis, entama une petite dance ridicule, et s’enfuit en trombe, tout en redevenant invisible.

Ah.

J’ai croisé pas mal d’autres énergumènes au comportement louche.

A chaque fois, la sensation d’être observant/observé dans un mode de référence étranger et caricaturale était assez forte et curieuse pour focaliser complètement mon attention et m’immerger puissamment dans le système. Des détails très bien pensés font bien ressentir le fait que tout est conçu pour valoriser l’immersion et la fusion de son égo avec son avatar (le simple fait que celui-ci se torde le cou dans la direction pointée par la caméra, informant ainsi les autres joueurs de ce que l’on observe, est représentatif de ce parti-pris).

J’ai aussi pu faire un petit trajet en griffon, pouvant admirer la beauté et la variété de l’univers  vu d’en haut ; en m’extasiant sur la qualité de l’optimisation et l’ingéniosité du style et de la composition des décors.

Après, je suis allé à Hurlevent, capitale du monde Humain. Mais la grandeur de la cité m’a contraint à en repousser l’exploration pour une prochaine session…

[ouho]Jour Zéro

Posted in Jeux Video, ouho on décembre 8, 2008 by nikobo

Le jour Zéro s’est déroulé dans la confusion la plus totale. Enchaînant la frustration de voir une barre de chargement idiote jouer au yoyo avec mes nerfs, d’avoir craché mon pouvoir d’achat dans une application qui, une fois l’objet DVD acquis, requiert en plus environ 8h de mise à jour pour 15 gros gigas de données imbéciles et bref…poireauté comme un con en trépignant d’une impatience difficilement avouable (il faisait beau et j’avais beaucoup de choses à faire…), mon premier contact avec le produit était déjà émotionnellement riche et haut en couleur.

Enfin, beaucoup trop tard, les mises à nuit se sont terminées. Alors que j’avais prévu de rentrer docilement dans une phase de larvage sous couette avec bouquin propice à l’endormissement, un thé un peu trop infusé me coulait toujours dans les tempes…si bien que…

Création de personnage…bon, allons-y sans se prendre la tête. Je connais l’univers, il a de plaisant son humour et son esprit épique burlesque que j’avais entraperçu dans son itération RTS. En accord avec la fureur impuissante que j’avais contenue faute de mieux toute la journée, je choisis une classe bourrine. Ils vont voir. Un nom bidon lolilol et une tronche de neuneu approprié et me voila parti.

Je suis quand même intimidé, je ne connais rien au système et le monde et ses possibilités ont l’air positivement énormes. Heureusement, Pierre « BOUBOUIIIIILE » Jangho, le bras armé de la corruption qui me fit céder à l’appel du nolife (sans beaucoup de résistance), prit sur lui de guider mes premiers pas maladroits. Me floodant joyeusement d’informations indigestes, je nettoyais donc une forêt de sapins verts de quelques représentants de faune locale, branché sur radio OLOL, commentant mes hauts-faits et me rappelant généreusement toute l’étendue de ma boulétude.

Après avoir sorti le foin, décoincé le chat de l’arbre, trait les vaches et pacifié une mine pour le compte de paysans dont on se demande comment ils ont réussi à s’habiller tout seul, nous prenons le chemin du village le plus proche. Sur place, Pierre, enfin, son avatar féminin (une elfe de l’espace avec des jambes de cheval) s’étant dénudée tout en entamant une danse oscillant entre le french cancan, la bourrée auvergnate et la ruade de jument colérique, confirma l’impression de personne délurée et un peu décadente qu’elle m’avait faite jusque là en m’offrant gracieusement 4 pichets de porto dans une taverne à l’ambiance chaleureuse et décontractée (on peut même monter sur la table ou le comptoir tandis que le tenancier débonnaire ne cesse d’afficher son expression de franche jovialité). La vision troublée et le cerveau subissant les premiers assauts d’une fatigue légitime, nous enchaînons en titubant (la cuite étant « totale ») une quête flamboyante et périlleuse, consistant à récupérer des articles luminaires en cire grand format et quelques poussières de métal précieux. Plutôt que d’aller à la supérette la plus proche et frotter quelques enjoliveurs de charrette dorés, nous décidons de chercher les denrées dans une mine envahie de kobolds au groin sale et au pied lourd. Après plusieurs tours de pistes dans les boyaux rocheux et quelques wagons de pourris envoyés dans l’autre monde (parfois plusieurs fois chacun), nous retournons voir notre cher aubergiste toujours aussi souriant.

Suite à une fausse manipulation, j’eus l’honneur de pouvoir invoquer Pierre. C’est étrange, mais ça marche, et c’est bien pratique (lui ayant évité à l’entendre une croisière et plusieurs heures de course à pied).

Ci-fait, je récupérai mes récompenses (une cape tachée de vin et quelques objets métalliques usés), m’entrainait à l’épée et à crier (+4 en attaque) en cliquant sur une phrase et me déconnectait, satisfait.

La joie du devoir accompli.

Maintenant je sais ce que ça fait de jouer à ouho.