Miyamoto se fait vieux (con)

juin 25, 2008

Comme l’écrivait il y a quelques mois l’ami Mochi, il est de bon ton dans les cercles des érudits du jeu vidéo (comprendre geeks de plus de 20 ans) de critiquer ouvertement les antiques  pachydermes du jeu vidéo comme ce brave Shigeru. A juste titre on pourrait dénoncer cette tendance comme une tentative snob et vaine de s’affirmer en tant que joueur cultivé, pissant sur la flamme des joies de son enfance en sortant du lot des adorateurs massés servilement aux pieds de figures emblématiques du gamedesign n’ayant plus rien à prouver.

Le problême vient de là. Shigeru n’a plus rien à prouver : on sait tous ce qu’il a apporté au petit monde pleins de teigneux du jeu vidéo. Il a emerveillé notre enfance et imposé un niveau d’exigence supèrieure chez les joueurs en matière de gameplay et d’accessibilité. Bref, c’est un bonhomme important à qui l’on doit beaucoup et qu’on se doit de respecter. Donc, Shigeru n’a plus rien à prouver.

Pourquoi s’échine-t-il donc à passer pour un vieux con suffisant ? Sa dernière petite galipette verbale me paraît explicite :

“Je parle toujours à mes game designers de l’histoire de nos personnages et des mondes que nous avons créés. Souvent, nous sommes en plein développement et je dis : Oh, on dirait un jeu Sega. Nous devons faire en sorte que cela ressemble plus à Mario”

Oui, Shigeru, tu déterres les vieilles rancoeurs des 90’s, quand ton Mario ringardisé par un Sonic flamboyant était obligé de se creuser le neurone pour proposer du vrai beau et bon gameplay novateur et profond. Tu invoques cette époque alors que tout ce qui faisait la gloire du Nintendo d’alors s’est consummé dans les flammes tièdes et molles de son orientation casual-mère-grand.

Shigeru, tu es un vieux con. Va gesticuler sur ta balance et rééduquer tes tétraplégiques du pad. Va faire des loopings dans l’espace-neuneu avec ton vieux Mario usé. Mais laisse Sega tranquille. On ne frappe pas un homme à terre, c’est pas très fair play comme gameplay.

Sega ne l’écoute pas. Et relève la tête par pitié… Tu n’as pas de honte à avoir, regarde ce qu’il sort sur sa portable, Papy Shigeru, pendant qu’il te crache dessus :


[Soul Bubbles] French Touch Generation

juin 4, 2008

Aahahahahahahaha….pardon…c’est que je viens d’écrire ‘French Touch’…ça me provoque toujours un fou rire irrépressible…ne me demandez pas pourquoi.

Bon, blague à part, il a l’air chouette ce petit jeu DS. Un substitut de Loco Roco pour les quelques bouseux qui n’ont pas encore de PSP (et les fiers bouseux ringards comme moi qui n’ont qu’une vieille DS de 2004).

Enfin, quand je dis Loco Roco, c’est juste le vague sentiment de bonne humeur et de poésie joviale que diffuse ce trailer qui me permet de rapprocher ces deux jeux, leur gameplay et direction artistique n’ayant pas grand chose en commun.

C’est pas mal hein, c’est français.

Rosebud!


L’essayer c’est l’adopter.

juin 3, 2008

Aujourd’hui j’ai été visiter le blog de 16×16.

Heureusement, j’étais en pause déjeuner car je suis tombé sur la Beta du jeu diabolique ‘Rescue The Beagles‘.

C’est un petit jeu indépendant réalisé dans le cadre d’un concours organisé par TIGSource, crèmerie cinq étoiles du jeu indé, sur le thème de la génération procédurale (certains composants du jeu doivent être généré par des algorithmes, au lieu d’être préalablement conçus par l’auteur). Dans ‘Rescue The Beagles‘, les niveaux sont générés par le moteur à chaque début de partie.

Gameplay simple, efficace et vite frénétique, il manque peu de choses à cette Beta ; excellente petite virée dans un monde épuré de pixels en mi-teintes sur fond de musique 8-bit.

Ah oui, le but du jeu est, comme son nom l’indique, de sauver ABSOLUMENT TOUT les Beagles.

Sisi, ces petits chiens qui migrent tout les étés sur les bords d’autoroutes avant de s’envoler à joyeux coup d’oreilles vers on ne sait où…


Hystérie, Jubilation, Joie.

mai 29, 2008

Les connaisseurs me comprendront.

E N F I N ! ! !


Indiana Croft et le Royaume des crânes de Pixel !

mai 19, 2008

Madame Lara Pitfall a perdu son Harry de mari, l’aideras-tu à le retrouver ?

Ca aurait pu être l’accroche de ce titre, s’il était sorti en 1982. Il se trouve en fait que ce petit jeu est un jeu indépendant pas fini de 2008, en provenance du forum RetroRemakes. Reprenant “l’esthétique” ultra-cheap des premières aventures de Harry Pitfall (qui sont au Pixel-Art ce que les Arts Premiers sont à l’Art Biotech’) ce petit programme transpose les aventures de la Croft pneumatique dans un jeu de plate-forme 2D.

Pitfall sur Atari 2600

C’est rigolo. Les plaisantins ont même été jusqu’à reprendre le thème de Tomb Raider en musique 8-bit. Malheureusement c’est encore beaucoup trop reconnaissable pour rendre honneur au chipset sonore de l’Atari VCS-2600, qui était proche parent de celui de la sonnette d’interphone standard (qui a lui-même inspiré le cri du Minitel).

RetroRaider

Pour les personnes majeures, il existe même une version APOIL ! (prévoir un seau d’eau froide à porté de main)


[Mad World] ou POURQUOI IL ME FAUT UNE WII.

mai 16, 2008

J’en aurais presque les larmes aux yeux.

Mad World est un jeu d’action (je crois…à moins que ça soit une simulation de Bridge…) qui sortira courant 2009 sur Nintendo WII. Déjà, c’est osé, car à part No More Heroes, la console à moustaches (non, pas la PS3, Papy-Snake) se complait dans des univers kikoo, meugnon, à la limite du nauséeux, voir tout simplement roses. Je ne compte pas les programmes d’entraînements au tir aux pigeons gradés à coup de wii-sextoy-zapper, je préfère considérer qu’ils n’existent pas.

Pas étonnant d’apprendre que sous l’armure sanglante de Mad World se cachent les chevaliers de l’ex-ordre Clover/Seeds, désormais nommé Platinum Games. J’aime ces gars.

Je veux planter des panneaux dans la tête de gens en noir et blanc saturés. Depuis toujours.

Enfin, me voila exaucé !

Je veux une Wii…


Poésie émergente

mai 15, 2008

Le hasard d’un univers virtuel aux mécaniques autonomes peut parfois provoquer de merveilleux moments de flottement sémantique, où le but et les stats, les chronos et les sirènes s’effacent le temps d’une sortie de route et d’un cadrage imprévu. Cela provoque parfois une composition visuelle d’un lyrisme et d’une poésie inattendue (et digne d’une photo des vacances de Magnum en Californie).

Admirez la trainée de l’avion sur la gauche dont le vol suspendu fait écho aux oiseaux gracieusement figés sur la droite de l’image. Appréciez le PNJ féminin ayant décidé de faire son footing non loin de l’endroit où j’ai posé mon taxi (volé dans un quartier lointain de la ville et usé par de nombreux lampadaires imprudents) provoquant un magnifique contre-jour sous le soleil couchant. Saluez l’effet de lentille mettant en valeur la petite bute où trône mon bolide dominant l’océan étincelant à la lueur des feux du soir. Et ce contraste de complémentaires entre le bleu azur du ciel de la cité du Vice et le rose des nuages cotonneux de la pleine mer…

Y’a des fois comme ça, on a plus envie de tuer des gens. Juste s’asseoir le cul dans le sable et regarder les mouettes.

(il se passe parfois des trucs bizarres aussi…qu’il ne vaut mieux pas essayer de comprendre…)


Fruth, The Official Teaser

mai 14, 2008

Et hoplé ! Voila le teaser de FRUTH, mon projet de deuxième année à l’ENJMIN (Ecole des Jeux et Médias Interactifs et Numériques, située à Angoulême).

La maquette a été réalisé en 6 mois par les soins de notre Fruth Team (regroupant Etienne, Pascalou, Tomtom, Milou, Newik, Nenel, Phil, Seb’Paté, Ludo, Xavier & votre serviteur).

J’en causerais plus longuement un autre jour, en attendant, savourez les images et laissez vous porter par la poésie et l’émerveillement qui s’en dégagent ! :p

En espérant que ça vous plaise !


GTA Cliché City

mai 9, 2008

Trop plébiscité, trop acclamé, trop condamné (pour les besoins du buzz), trop entendu parlé de Grand Theft Auto ; le jeu qu’il est pour les durs ou/et les psychopathes violeurs de drogues et dealers de vieilles dames.

GTA 3 m’avait parut fade. J’avais parcouru quelques heures Liberty City, cueillant les voitures comme on ramasse des fraises, écrasant les passants les yeux fermés en essayant de deviner au bruit … une pute, un joggeur, un cadre ?

Finalement, ça m’avait très vite lassé. L’ensemble était terne, et la possibilité de pouvoir mettre la ville à feu et à sang grâce à de multiples armes (et enfin pouvoir fermer leurs gueules aux flics myopes et maniaques des GTA) ne m’enchantait pas vraiment. La forme était bonne ; du pur sandbox, politiquement incorrect, bien réalisé (pour l’époque, 2001). Un défouloir grinçant et déformant, mais qui au final sonnait creux.

En fait, le scénario avait beau se tenir, il manquait quelque chose à GTA. Cela ne l’a pas empêché de devenir un phénomène monstrueux dans une tempête de gloire, de procès et de fanboyz hystériques.

C’est surement pour cela que j’ai laissé tomber. Je pense que toute cette agitation autour d’un chauffard en 3D m’irritait, tant les arguments que j’entendais semblaient ridicules. Des deux cotés.

Enfin…le temps a passé, et GTA IV vient d’arriver (scoop). Les vidéos in-game me provoquent des picotements dans les doigts, symptôme classique de l’appel du pad. Mes critiques de confiance sont relativement d’accord : c’est d’la bonne.

Mais que c’est-il passé, entre le 3 et 4, pour que GTA soit passé d’un jeu de voitures majorettes dans une grosse maquette rigolote à un jeu de barjots furieusement charismatique et intrusif ?

A défaut de pouvoir goûter à l’objet de hype über tendance qu’est GTA IV, j’ai décidé de comprendre quel chemin avait suivit la série, les raisons qui ont fait d’elle une référence pour un genre qu’elle a contribué à créer. J’ai donc commencé par installer aujourd’hui GTA Vice City (2002).

Ma première impression est qu’il va me plaire, ce GTA. Son esthétique années 80, ses références filmiques - beaucoup plus assumées et maîtrisées que dans le 3 - l’ambiance générale qui s’en dégage me permet d’affirmer que voila, c’est ça qui manquait à GTA : une personnalité. Ce jeu a du caractère, on le saisit d’emblée. Les dialogues m’ont étonné par leur justesse. Les paysages et les éclairages créent des instantanés dynamiques de clichés criards dignes des pires épisodes de Miami Vice.

Tout est parodie, tout est jubilation, car tout nous hurle à la tronche : CE N’EST QU’UN JEU !

GTA, le jeu qui se joue des mythes ? (ici, les 80’s, en titillant toute l’absurdité d’une époque fluo et déglinguée)

Donc, pour l’instant, je me suis amusé, et l’ennui n’est pas encore venu gâcher la fête. A suivre, donc…

(Si j’arrive à le finir, je passe à San Andréas. Et peut-être un jour pourrais-je goûter aux aventures de mon homonyme d’Europe de l’est !)


Killer7 Sūpā Sentai Shirīzu

mai 8, 2008

Ah merde, j’avais oublié de dire *SPOILER* !

Mais bon, il a 3 ans maintenant quand même ce jeu. Tout le monde l’a fait.