Archive pour novembre, 2008

[FSR] “J’ai une impression très DS…”

Posted in Cûltûre, Jeux Video on novembre 26, 2008 by nikobo

Depuis quelques jours, je joue à un jeu vidéo sur Nintendo DS. C’est un jeu d’aventure assez spécial, au destin compliqué et au géniteur fou dans sa tête.

flower

Flower, Sun and Rain ~Murder and Mystery in Paradise~ est un jeu créé par Goichi Suda (Suda51), auteur à qui l’on doit entre autres Killer7, No More Heroes et The Silver Case. Ce dernier n’est sorti qu’au japon sur Playstation, peu avant Flower, Sun and Rain, et il semblerait qu’il suive le même destin en étant adapté sur DS. Car FSR est ENFIN jouable en anglais/français ! L’étrange idée qui a poussé un studio à reprendre FSR pour le porter sur DS est peut-etre liée à la vague de hype qui commence à entourer le bonhomme Suda. Pour l’instant, bien que profondement amoureux de Killer7, je reçois avec beaucoup de reserve les propos emphatiques du monsieur, s’autoproclamant game-designer Punk…le coté provoc’ du dimanche m’inquiète un peu, mais je ne peux pas tourner le dos à un type capable de me faire accepter qu’une gamine décapitée dans un sèche-linge m’envoie des smileys en tenant une bague de feu dans la bouche.

Bon, sinon FSR est moche. Sur PS2, il y a 8 ans, il l’était déjà, et la DS n’arrange pas les choses.

Mais qu’est-ce qu’on s’en fout…Au début, j’ai eu peur que ça m’empêche d’apprécier l’expérience. Pas du tout finalement ; ça donne même un cachet désuet à la représentation qui passerait presque pour une profession de foi ; “ce n’est pas ce qui compte”.

L’habillage et le sound design m’ont complètement envouté, et je me suis fait avaler par l’univers tordu du jeu avec un petit sentiment de nostalgie : on sent déjà poindre des thèmes chers à l’auteur (qu’il n’aura de cesse de creuser par la suite dans ses différents projets). Le gameplay est d’une pureté et d’une frontalité qui rend mal à l’aise tant les mécanismes du jeu d’aventure sont alors mis à nus, jusqu’à l’os. Je n’en dis pas plus, mais finalement depuis quelques jours, je ne fais que lire des lignes de textes et entrer des séries de chiffres dans une valise qui s’appelle Catherine.

Et je m’éclate.