Poésie émergente
Le hasard d’un univers virtuel aux mécaniques autonomes peut parfois provoquer de merveilleux moments de flottement sémantique, où le but et les stats, les chronos et les sirènes s’effacent le temps d’une sortie de route et d’un cadrage imprévu. Cela provoque parfois une composition visuelle d’un lyrisme et d’une poésie inattendue (et digne d’une photo des vacances de Magnum en Californie).
Admirez la trainée de l’avion sur la gauche dont le vol suspendu fait écho aux oiseaux gracieusement figés sur la droite de l’image. Appréciez le PNJ féminin ayant décidé de faire son footing non loin de l’endroit où j’ai posé mon taxi (volé dans un quartier lointain de la ville et usé par de nombreux lampadaires imprudents) provoquant un magnifique contre-jour sous le soleil couchant. Saluez l’effet de lentille mettant en valeur la petite bute où trône mon bolide dominant l’océan étincelant à la lueur des feux du soir. Et ce contraste de complémentaires entre le bleu azur du ciel de la cité du Vice et le rose des nuages cotonneux de la pleine mer…
Y’a des fois comme ça, on a plus envie de tuer des gens. Juste s’asseoir le cul dans le sable et regarder les mouettes.
(il se passe parfois des trucs bizarres aussi…qu’il ne vaut mieux pas essayer de comprendre…)


mai 16, 2008 à 3:14
Faut reconnaître que GTA est une putain de sandbox. Allez, ce soir je me remets à mon “analyse parallèle” de San Andreas.