GTA Cliché City

Trop plébiscité, trop acclamé, trop condamné (pour les besoins du buzz), trop entendu parlé de Grand Theft Auto ; le jeu qu’il est pour les durs ou/et les psychopathes violeurs de drogues et dealers de vieilles dames.

GTA 3 m’avait parut fade. J’avais parcouru quelques heures Liberty City, cueillant les voitures comme on ramasse des fraises, écrasant les passants les yeux fermés en essayant de deviner au bruit … une pute, un joggeur, un cadre ?

Finalement, ça m’avait très vite lassé. L’ensemble était terne, et la possibilité de pouvoir mettre la ville à feu et à sang grâce à de multiples armes (et enfin pouvoir fermer leurs gueules aux flics myopes et maniaques des GTA) ne m’enchantait pas vraiment. La forme était bonne ; du pur sandbox, politiquement incorrect, bien réalisé (pour l’époque, 2001). Un défouloir grinçant et déformant, mais qui au final sonnait creux.

En fait, le scénario avait beau se tenir, il manquait quelque chose à GTA. Cela ne l’a pas empêché de devenir un phénomène monstrueux dans une tempête de gloire, de procès et de fanboyz hystériques.

C’est surement pour cela que j’ai laissé tomber. Je pense que toute cette agitation autour d’un chauffard en 3D m’irritait, tant les arguments que j’entendais semblaient ridicules. Des deux cotés.

Enfin…le temps a passé, et GTA IV vient d’arriver (scoop). Les vidéos in-game me provoquent des picotements dans les doigts, symptôme classique de l’appel du pad. Mes critiques de confiance sont relativement d’accord : c’est d’la bonne.

Mais que c’est-il passé, entre le 3 et 4, pour que GTA soit passé d’un jeu de voitures majorettes dans une grosse maquette rigolote à un jeu de barjots furieusement charismatique et intrusif ?

A défaut de pouvoir goûter à l’objet de hype über tendance qu’est GTA IV, j’ai décidé de comprendre quel chemin avait suivit la série, les raisons qui ont fait d’elle une référence pour un genre qu’elle a contribué à créer. J’ai donc commencé par installer aujourd’hui GTA Vice City (2002).

Ma première impression est qu’il va me plaire, ce GTA. Son esthétique années 80, ses références filmiques - beaucoup plus assumées et maîtrisées que dans le 3 - l’ambiance générale qui s’en dégage me permet d’affirmer que voila, c’est ça qui manquait à GTA : une personnalité. Ce jeu a du caractère, on le saisit d’emblée. Les dialogues m’ont étonné par leur justesse. Les paysages et les éclairages créent des instantanés dynamiques de clichés criards dignes des pires épisodes de Miami Vice.

Tout est parodie, tout est jubilation, car tout nous hurle à la tronche : CE N’EST QU’UN JEU !

GTA, le jeu qui se joue des mythes ? (ici, les 80’s, en titillant toute l’absurdité d’une époque fluo et déglinguée)

Donc, pour l’instant, je me suis amusé, et l’ennui n’est pas encore venu gâcher la fête. A suivre, donc…

(Si j’arrive à le finir, je passe à San Andréas. Et peut-être un jour pourrais-je goûter aux aventures de mon homonyme d’Europe de l’est !)

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