Hystérie, Jubilation, Joie.
mai 29, 2008
Les connaisseurs me comprendront.
E N F I N ! ! !
J’aime beaucoup les robots, ils me fascinent. Même si souvent ils me font peur, en particulier lorsqu’ils errent dans les lugubres sous-bois de la Uncanny Valley… Mais leur pureté, leur innocence est pour moi une source intarissable d’inspiration. Les toasters programmables de nos ancêtres ont désormais des bras, des jambes, des yeux, des oreilles et même parfois des sourcils. Mais ils répondent tous à un code inscrit au fin fond de leurs entrailles électroniques qui les asservit à se plier docilement aux exigences de leur créateur, et à lui griller ses tartines des deux cotés.
Ils sont ridicules, ces robots singeant l’homme. Ils essayent d’imiter nos comportements irrationnels et ne font que reproduire gauchement des actions vides de sens. Cependant, dés qu’on leur offre un soupçon d’adaptabilité ; que des scientifiques un brin dérangés essayent d’insuffler “l’initiative” dans leurs programmes vérouillés, on obtient de curieux comportements…
Dans le domaine de la physique robotique on a atteint par ce biais des résultats absolument bluffant. Dans cette vidéo, on laisse un robot disposer de son “corps” en connaissance de ses capacités et en lui donnant un but à atteindre. Il va se battre pour y arriver, faisant jouer la moindre de ses articulations, s’adaptant aux situations critiques en répondant au quart de tour.
Les recherches s’orientent aussi dans une voix étrange…essayer d’optimiser les relations hommes/robots en faisant don à ces derniers d’expressions émotionnelles, décryptables intuitivement par un humain. Comment synthétiser de manière crédible quelque chose d’aussi subtil qu’un feedback émotionnel ? Et surtout, quel est la part de sincérité dans ce qu’exprime un robot…Il exprime son état, par le biais d’une ligne de code, mais est-il conscient de ce qu’implique cet état ? Un humain ne peut qu’être dérangé par cette pantomime creuse. Mais si, un jour, le robot essayait d’influencer à dessein l’état de son interlocuteur par l’intermédiaire de ce qu’il exprimerait ?
Ce robot-tronc est un monstre de la Uncanny Valley…Une tête humanoïde sur un amas de ferrailles. Il lui manque les qualités motrices de l’exemple précédent en matière d’autonomie.
Des dingues japonnais ont essayé de marier autonomie motrice et autonomie d’expression en insufflant dans un robot humanoïde très (très) cher un logiciel émulant à peu de choses près les capacités mentales d’un bébé de 2 ans.
Là, on peut hurler d’horreur…Allons-y
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!!
Cependant, je reste fasciné par les gauches gesticulations de ce bidule…l’empathie fonctionnerait presque…si il n’était ces yeux morts et ces petits jappements obscènes…
Enfin le meilleur de tous, quand même, malgré sa vieille dégaine de méccano déglingué et sa voix de synthèse ultrakitsh, ça reste notre bon Numéro 5.
Madame Lara Pitfall a perdu son Harry de mari, l’aideras-tu à le retrouver ?
Ca aurait pu être l’accroche de ce titre, s’il était sorti en 1982. Il se trouve en fait que ce petit jeu est un jeu indépendant pas fini de 2008, en provenance du forum RetroRemakes. Reprenant “l’esthétique” ultra-cheap des premières aventures de Harry Pitfall (qui sont au Pixel-Art ce que les Arts Premiers sont à l’Art Biotech’) ce petit programme transpose les aventures de la Croft pneumatique dans un jeu de plate-forme 2D.
Pitfall sur Atari 2600
C’est rigolo. Les plaisantins ont même été jusqu’à reprendre le thème de Tomb Raider en musique 8-bit. Malheureusement c’est encore beaucoup trop reconnaissable pour rendre honneur au chipset sonore de l’Atari VCS-2600, qui était proche parent de celui de la sonnette d’interphone standard (qui a lui-même inspiré le cri du Minitel).
Pour les personnes majeures, il existe même une version APOIL ! (prévoir un seau d’eau froide à porté de main)
Les éditions Tonkam présentent…
Je viens de finir le premier Tome de “La vie de Bouddha” d’Osamu Tezuka et je suis littéralement béat. Béat d’admiration pour le talent incroyable de ce conteur prolifique. Aussi variée que peut être son oeuvre et aussi déficiente que soit ma culture ; je n’avais jamais entendu parler de cette série de mangas retraçant la légende de l’éveillé. Je suis tombé dessus au hasard de mes errances à la médiathèque d’Aix hier après-midi et j’ai été d’abord étonné de voir un Tezuka dans ces étagères plus encombrées de Bleach ou HunterXHunter que de véritables classiques. Alors bon…on verra bien…
Oh la bonne idée que j’avais eu là !
Pendant un temps, j’ai lu pas mal de trucs sur le Bouddhisme. Par curiosité pour une religion qui n’en est pas vraiment une ; quelque chose de singulier, que ma conception de petit occidental tout imbibé de culture judéochrétienne avait du mal à appréhender. Aussi parce que le Japon, qui me fascine, est lui-même imprégné de Bouddhisme jusqu’à la moëlle de ses temples merveilleux que je verrais un jour (si).
Dans cette période d’investigation spirituelle, un indispensable ami, prophète à ses heures, m’avait prêté un livre : “Sur les traces de Siddharta” de Thich Nhat Hanh (maître Bouddhiste vietnamien réfugié en France et écrivain). Ce bouquin très malin retrace sans mysticisme ou autres sermons indigestes la vie du prince Siddharta, qui deviendra suite à un régime à base de racines, d’eau froide et de selles douloureuses, le Bouddha (en même temps qu’un excellent personnage de roman). Sur le modèle du périple initiatique, il propose une description pas à pas de la naissance d’un être éveillé. *
C’est donc en croisant mes souvenirs de ce livre (je te le rendrais Chouix, je l’ai toujours, désolé ^^) que je me suis plongé dans la lecture du manga de Tezuka.
Ehbien le point de vue n’est pas du tout le même…Tezuka adapte la vie du Bouddha à son roman graphique en prenant la voix du lyrisme, de l’épique et du fantastique. Mais comme toujours chez le Maître, l’agitation et l’humour (il y en a beaucoup) se mêlent au tragique (contrastant puissamment avec le trait relativement naïf de Tezuka) et au sensible. Les personnages sont extrêmement fins et attachants. Ils ont une vraie densité qui tend les fils de la narration à mesure qu’ils se téléscopent au grés des evènements. Et les valeurs mystiques coagulent leurs destins, dévoilant la trame cyclique et harmonieuse qui régit l’Univers Bouddhiste.
J’ai hâte de lire la suite !
* Je ne peux pas m’empêcher de vous décrire dans quelle situation je me suis retrouvé à lire ce bouquin…
J’étais alors en plein job d’été, emploi saisonnier ingrat et indispensable, où ma tâche consistait à ramasser 16546 tonnes de pommes Gala (les rouges, juteuses et collantes) par jour, en compagnie d’un soleil de plomb et d’une sacoche branlante à vider toute les 3 minutes dans une grande benne puante sans se faire choper par les guêpes. Je prenais ma pause de midi au bord d’une petite rivière, sur des berges désertes, au fin fond d’un chemin oublié. Complètement cramé et fourbu, j’avalais en speed un jambon-beurre-cornichon puis m’attablait face au bouquin, au pied d’un superbe peuplier très vieux et très grand. C’était puissant, j’entrais dans le récit avec un bonheur salvateur, et respirait la sagesse qui s’en exhalait en harmonie totale avec la quiétude qui m’entourait.
Jusqu’à ce que mon vieux Nokia se mette à geindre, car j’étais en sursit : les pommes n’attendent pas.
Ce court-métrage m’est tombé dessus d’une VHS il y a fort longtemps. J’étais alors au collège et trainait mes savates (du 36 à l’époque) en compagnie de sympathiques énergumènes qui faisaient rien qu’à se culturer les yeux avec des choses bizarres…Aaaaah, douce époque où tout était apprendre. Je remercie d’ailleurs ces zigotos pour ces heures de rires juvéniles passés devant des stupidités audiovisuelles diverses, que ma mémoire désormais saturée de flux RSS et surgavée de DivX n’arrive tout de même pas à oublier.
Merci les amis !
Voila. C’est stupide, ils sont hideux, mais je les aime. “eeh ah-ah-ah-ah-ah-ahah…”
The Books est un groupe de musique New Yorkais constitué du bidouilleur de samples Nick Zammuto et du violoncelliste Paul de Jong. J’apprécie énormément leur univers au swing soyeux et velouté, récupérant la matière sonore traînant un peu partout pour l’organiser en petites mélodies à la respiration jazz.
Je vous soumets ici trois pistes extraites de leur dernier album : “Music for a french elevator“.
Charmant, non ?
La sonorité “française” doit vraiment fasciner au delà de ce que je peux imaginer…bien que ça soit réellement agréable, ces enchaînements de “potage”, “café-crême”, prononcés par un vieux 45-tours de ‘Méthode d’apprentissage du Français en 30 jours’ sur un fond de ballade jazzy.
J’en aurais presque les larmes aux yeux.
Mad World est un jeu d’action (je crois…à moins que ça soit une simulation de Bridge…) qui sortira courant 2009 sur Nintendo WII. Déjà, c’est osé, car à part No More Heroes, la console à moustaches (non, pas la PS3, Papy-Snake) se complait dans des univers kikoo, meugnon, à la limite du nauséeux, voir tout simplement roses. Je ne compte pas les programmes d’entraînements au tir aux pigeons gradés à coup de wii-sextoy-zapper, je préfère considérer qu’ils n’existent pas.
Pas étonnant d’apprendre que sous l’armure sanglante de Mad World se cachent les chevaliers de l’ex-ordre Clover/Seeds, désormais nommé Platinum Games. J’aime ces gars.
Je veux planter des panneaux dans la tête de gens en noir et blanc saturés. Depuis toujours.
Enfin, me voila exaucé !
Je veux une Wii…
Le hasard d’un univers virtuel aux mécaniques autonomes peut parfois provoquer de merveilleux moments de flottement sémantique, où le but et les stats, les chronos et les sirènes s’effacent le temps d’une sortie de route et d’un cadrage imprévu. Cela provoque parfois une composition visuelle d’un lyrisme et d’une poésie inattendue (et digne d’une photo des vacances de Magnum en Californie).
Admirez la trainée de l’avion sur la gauche dont le vol suspendu fait écho aux oiseaux gracieusement figés sur la droite de l’image. Appréciez le PNJ féminin ayant décidé de faire son footing non loin de l’endroit où j’ai posé mon taxi (volé dans un quartier lointain de la ville et usé par de nombreux lampadaires imprudents) provoquant un magnifique contre-jour sous le soleil couchant. Saluez l’effet de lentille mettant en valeur la petite bute où trône mon bolide dominant l’océan étincelant à la lueur des feux du soir. Et ce contraste de complémentaires entre le bleu azur du ciel de la cité du Vice et le rose des nuages cotonneux de la pleine mer…
Y’a des fois comme ça, on a plus envie de tuer des gens. Juste s’asseoir le cul dans le sable et regarder les mouettes.
(il se passe parfois des trucs bizarres aussi…qu’il ne vaut mieux pas essayer de comprendre…)
Et hoplé ! Voila le teaser de FRUTH, mon projet de deuxième année à l’ENJMIN (Ecole des Jeux et Médias Interactifs et Numériques, située à Angoulême).
La maquette a été réalisé en 6 mois par les soins de notre Fruth Team (regroupant Etienne, Pascalou, Tomtom, Milou, Newik, Nenel, Phil, Seb’Paté, Ludo, Xavier & votre serviteur).
J’en causerais plus longuement un autre jour, en attendant, savourez les images et laissez vous porter par la poésie et l’émerveillement qui s’en dégagent ! :p
En espérant que ça vous plaise !
Alors, ce n’est pas Björk. Ca vient du Danemark, c’est la voix d’Henriette Sennevaldt, et le groupe s’appelle Under Byen.
Le nom de l’album est : Det er mig der holder træerne sammen.
Le nom de la piste est : Plantage.
Quelle coïncidence.