[The Last Guardian] Trico de peau

Publié dans Graphisme, Jeux Video le juin 12, 2009 par nikobo

LG

La fournée de screenshots HiRes de The Last Guardian faisant suite à l’E3 est riche en informations sur le projet prometteur de l’illustre Team Ico. Au delà de l’incontournable patte graphique, toujours aussi singulière et maitrisée (cependant, la surprise est passée), on remarque encore une fois la résurgence des thèmes chers aux productions de l’équipe. Un communiqué faisait même part de la volonté de mixer les idées de gameplay d‘Ico & Shadow of the Colossus dans une même œuvre synthétique.

Pourquoi pas ? J’avoue ne pas être emballé plus que ça par ce choix que je trouve un peu frileux. Cependant, je m’attends à un jeu fabuleux, et je pense que ce sera l’argument qui me fera pencher vers l’achat (inévitable) d’une PS3 dans un futur proche mais incertain.

Un détail a particulièrement attiré mon attention : les tatouages du héros, petit bonhomme présentant un furieux air de famille avec Ico. Dans mon souvenir, ce dernier n’avait pas de tatouages, pas plus que Wanda, de Shadow of the Colossus. Je me demande ce qui a motivé cet “ajout”. Le fait de pouvoir le faire, avec du détail, grâce à la puissance de la current-gen ? J’aimerai pouvoir y trouver une signification plus poétique.

tattoo

Ayant été sensibilisé (sans être tout à fait convaincu) au thème du tatouage récemment par une amie de passage -  jusqu’alors j’assimilais cette pratique à de sombres motifs pseudos-gothiques déprimant et/ou moches, du kitsch de roadie ou des clichés de biceps de marins gays – j’avoue placer quelques attentes dans cet infime détail, y cherchant un background potentiel.

Et il faut aussi avouer qu’il est très joli, ce tatouage (et que le p’tit gars a du en chier vu sa complexité et la surface qu’il semble recouvrir).

[sic] “C’est bien ce que je pensais : il a les fois.”

Publié dans Cûltûre, Soit dit en passant... le juin 11, 2009 par nikobo

Je continue mon exploration de l’œuvre de Marc-Edouard Nabe. Après m’être farci les tomes 1 & 2 de son journal intime (miraculeusement trouvé – car plus édité – à la médiathèque de Marseille, l’avantage des grandes villes), qui font quand même plus de 1400 pages chacuns en petits caractères, j’ai fait une pause sur un bouquin plus léger (en nombre de mots) “Visage de Turc en pleurs“.

Un passage, je n’ai aucune idée de pourquoi, m’a particulièrement frappé. Je le recopie ici :

J’ai toujours eu la foi, ou plus exactement les fois, une multitude de fois. Puis je me suis aperçu, tout bonnement, que toutes ces fois n’en formaient qu’une. Tout le monde croit en Dieu. Dés qu’on dit : ” C’est pas un hasard “, on est croyant.

La “Foi”, moi, je n’y crois pas. C’est trop flou. C’est comme l’extase : certains – qui ne l’ont jamais ressentie – voient ça comme un abandon plus ou moins déliquescent de la conscience, alors qu’il s’agit – vous pouvez me croire – d’une lucide plénitude de tous les instants. Ainsi la ” révélation ” est bien superflue, en tout cas elle ne dispense personne de vivre sa foi. L’important n’est pas de ” croire en Dieu “. Laissons ces vulgarités aux protestants, ce sont eux qui ont inventé la croyance. Au Moyen Age, l’air qu’on respirait était religieux. Tout a été pollué par les humanistes, puis par les Lumères qui sont le véritable obscurantisme. Se demander si l’on croit ou non est aussi ridicule que de demander à une femme si elle est faite pour avoir des enfants.

Avoir la foi…est une phrase suspendue qui n’a pas besoin de s’achever en ” Dieu “, c’est-à-dire dans le vide. Croire, croire en quoi ? En Dieu…Avoir la foi…En quoi ? En rien, en tout, avoir la foi, c’est tout.

Marc-Edouard Nabe , Visage de Turc en pleurs, 1992

Je trouve ça brillant. Je ne sais pas si je suis d’accord, mais j’admire vraiment la clairvoyance et la pertinence de l’analyse et du point de vue. Ça me semble sensible et juste.

Les journaux intimes de MEN sont aussi de vastes plages de mots où percent des pensées fulgurantes, qui chroniquent la vie d’un type qui vécu dans le sillage de certains de mes héros (tels Choron, Cavanna, Siné…) et de grandes figures de la fin du XXème siècle (d’immenses Jazzmen à de grands cinéastes disparus en passant par des écrivains et proches d’écrivains fabuleux).

A coté de ça, je lis “Les Martiens“, de K.S.Robinson, qui fait “suite” à la Trilogie Martienne (Mars la RVB ), plusieurs petites nouvelles éparpillées sur la vaste chronologie de la trilogie, où l’on retrouve quelques petits récits de guests comme les Cents Premiers, certains des Issei et Nisei ou différents colons, parachevant l’édification de cette immense fiction prospective d’une érudition phénoménale.

Pffiou, en bref, je me gave. Et c’est de la bonne.

Rétro Barbare

Publié dans Jeux Video, vidéos le juin 8, 2009 par nikobo

Les barbares en slips sont si pathétiquement laids qu’ils forcent l’indulgence. Mais leur ridicule qui fut jadis à la mode (le temps d’une petite semaine j’imagine) fit beaucoup de mal au monde du jeu-vidéo. De nombreux prototypes de designs invendus de Conan se virent confier le premier rôle dans des jeux logiquement plus tournés vers le hack’n slash que le coaching cérébral. Si on peut retenir quelques bonnes petites boucheries sympatoches (à la Golden Axe pour ne citer que lui), je garde un souvenir douloureux d’une majorité de titres illustrant ces gros tas de viandes gorgées de testostérone…

Pourtant je reste indulgent envers ces braves brutes épilées. Il y a un coté attendrissant à voir ces gros bébés mouliner “rah! roh!” de la bâtarde de 50kilos contre des sprites de l’enfer à l’allure de hiboux empaillés par un taxidermiste manchot.

C’est avec émotion que je suis retombé sur cet immonde jeu qu’est Rastan Saga II par exemple. Je l’avais découvert sur la NEC Pc-engine de mon cousin quand j’étais gamin, et tout de suite  la maladresse émouvante de Rastan m’avait touché. Handicapé par ses gros muscles, son sprite bouffi se débattait tant bien que mal à renfort d’animations ultra-raides, dans des tableaux trop étroits. Que ce jeu était mauvais… Mais pataud et si mal foutu qu’on avait envie de l’aimer, de lui trouver quelques qualités ou au moins de nobles intentions tant il n’avait rien pour lui.

Et sa musique……Aaaaah…cette musique…mélopée dissonante aux relents baroques crasseux, d’une laideur si insipide  qu’elle est restée à jamais gravé dans ma mémoire auditive.  Là où j’aurai oublié le simplement médiocre, l’outrageuse nullité de cette bande-son lui permet d’atteindre en mon coeur une certaine postérité…

Je vous laisse juge :

Amicalement vautre

Publié dans Graphisme, Soit dit en passant... le juin 4, 2009 par nikobo

l_c32cee230be946ef99ac1b547acf9cc3Normalement, c’est pour ce weekend. J’ai un peu le trac.

[E3] La Vieille République

Publié dans Jeux Video, vidéos le juin 3, 2009 par nikobo

Je n’ai jusqu’à présent pas trop suivi l’E3, pas vraiment client du teasing racoleur des grosses machineries. Mais hier soir, le père Jangho , dans son infinie mansuétude de gros geek fini, m’envoya le lien du nouveau trailer du MMO Star Wars : The Old Republic.

Et ça a fait vibrer ma fibre nostalgeek comme jamais.

Je me suis rappelé ces tortures inhumaines que nous nous infligions avec le compatriote Pixoshiru, lors de soirée marathon à base de visionnage de la première Trilogie (VHS siouplé) d’une traite, suivi d’ un Trivial Pursuit de la galaxie très lointaine (« Echo 3  à Echo 7 »). Des beuglements de Chewie venaient troubler la quiétude tiède de la campagne Sarthoise d’une nuit d’été 1999.

Putain, 10 ans. (Athénaaaaa !!!!1!1)

Tout ça pour dire que ce trailer est très bien. Bien mieux que tout ce qui a été fait sur Star Wars depuis quelques années. J’y ai retrouvé l’esprit de la Force et pour un peu j’attendrai presque le jeu.

Prohibition

Publié dans Non classé le juin 2, 2009 par nikobo

crisscross_bar

C’est la nuit. Les néons crachotent leurs éclairs d’un rose incertain, perçant l’opacité nocturne d’un crépitement irrégulier. Les pavés humides et sales reflètent les lueurs de la rue et forment des halos évanescents dans la brume citadine se déchirant sur les contours sombres d’une silhouette courbée.

Déambulant d’un pas anxieux mais déterminé au milieu d’une chaussée déserte et silencieuse, comme traquée par une culpabilité palpable, un homme se dirige vers l’enseigne brillante « Au Renard Gris », qu’il gratifie d’un hochement de chapeau entendu. Il pousse ensuite doucement, comme dans la crainte d’un hurlement de charnière récalcitrante, la porte battante du bouge enfumé.

Analysé sommairement par le système de répression de l’ivresse publique automatique, grésillant de rhumatismes électroniques, il opte pour un sourire niais à l’adresse du scanner d’identité plus tout jeune. Après une longue recherche dans sa banque de donnée poussiéreuse, l’engin déclame prophétiquement un « Bienvenue Monsieur Bernoulli » avec une voix de hall de gare enrhumée tandis que Monsieur Bernoulli prend place sur un tabouret de platine usé. Penché sur le bar, se réchauffant les mains sur l’antique cafetière, il toussote discrètement, du genre de toux sûrement plus provoquée pour attirer subtilement l’attention que pour éjecter une poussière chatouilleuse du larynx.

Le barman, petit homme sans âge aux cheveux brillants (par leur absence pour la plupart), lève la tête de la série de chopines qu’il s’occupait à lustrer amoureusement et semble enfin remarquer la présence de son client tardif. Avec un sourire entendu, il déambule jusqu’à la hauteur de Bernoulli, après avoir délicatement tapé du pied sur le juke-box déglingué, susurrant une suave symphonie de saxophones.

« B’soir cher ami. Qu’est-ce que je peux faire pour vous ? Siffle-t-il au visage sombre de Bernoulli.

« Salut Nook. Il fait froid dehors, j’ai besoin d’un bon remontant. »

« Oké. Un cocktail maison ? Un chocolat ? Un café ? »

« Un Bloody Mario, Nook, comme d’habitude… »

Le faciès de figue séchée du barman se fend d’un sourire carnassier lorsqu’il prononce :

« Bien sûr Bernard, je n’en attendais pas moins. Je vais chercher la sauce tomate, l’ami. Pour l’instant, suivez Mademoizelle Peach, elle a une petite gâterie spéciale pour les clients fidèles. »

Bernard soupir et adresse un sourire sans joie à la jeune serveuse. Celle-ci s’empare d’un mouvement impérieux de son bras et le tire brutalement de son siège.

« Etes-vous en forme ce soir, vieux singe ? J’ai de nouveaux joujoux qui ne sauraient que vous plaire, ne me décevez pas ! »

Suivant d’un pas de somnambule la jeune femme, se lovant dans les couloirs en chaloupant comme un félin traînant sa proie jusqu’à sa tanière, Bernard baisse les yeux d’instincts lorsque la fine main diaphane de son guide lui tend une cigarette.

« Allez, détendez-vous mon vieux, il ne vous arrivera rien. Depuis le temps qu’elle dure cette foutue prohibition, nous avons rodé nos petites astuces. » Elle allume sa clope et ajoute dans un soupir « Et puis la vieille fouine sait ce qu’elle fait, Nook a des amis hauts placés vous savez. Et ce serait comme lui retirer sa raison de vivre… ».

Bernard, de derrière un sourcil nerveux, plonge un regard fiévreux dans le bleu des yeux de la jeune femme.

« Peach, magne-toi. Et essaye pas de me faire croire que votre petit bizness est sans risques. Vous n’êtes pas à l’abri d’une descente de flics dans votre trou, aussi miteux soit-il. »

« Pas à l’abri d’une descente de flics, tu dis ? Ou bien d’une taupe, non ? Les trous miteux, c’est leur monde, aux taupes. N’est-ce pas ? » Dit la serveuse en crachant un mince filet de fumée au visage de Bernard, désormais livide.

Celui-ci ouvre la bouche, puis sans un bruit, la referme.

« T’es un pauvre con Bernoulli. Si on était tous comme toi, ça ferait longtemps que plus personne prendrait le risque. Mais c’est ça qu’on aime pourtant, hein, vieux rat … » Prononce la jeune femme d’une voix triste. Adossée au mur, la tête baissée découvrant son mince cou pâle, elle semble sangloter en silence tandis que Bernard, penaud, remarque comme la serveuse paraît fragile et belle dans la faible clarté du vieux néon.

« Euh … » commence t’il. Mais la fille relève brusquement la tête et un mouvement vif de sa chevelure lui rend son aspect de prédateur, nouant la langue de Bernard qui s’étouffe dans un « Aargh. » pitoyable.

« Allez viens. » Dit-elle en l’empoignant brutalement.

Après quelques couloirs sombres et silencieux, ils s’arrêtent devant une porte gravée d’un bouclier qui dû être bleue un jour, et aussi avoir une poignée.

La serveuse glisse une main dans sa manche et en ressort une petite pièce de métal poli frappé en creux d’une forme d’écu médiéval, qu’elle introduit dans la serrure amputée. Ouvrant la porte d’un déclic, elle annonce à la pénombre « C’est moi. J’amène un client. »

Dans un soupir, elle entre dans la pièce obscure, entraînant Bernard. Ici et là sont disposés des tables rondes, couronnées d’individus cachés par leurs écrans, disposés en cercle. Quelques visages se lèvent, les yeux embrumés, le casque sur les oreilles.

Dans la soufflerie paisible des machines, la serveuse se faufile jusqu’à une borne massive poussiéreuse et partiellement recouverte de vestiges de peintures et d’autocollants.

« Regarde ! dit-elle d’un ton joyeux, presque juvénile. C’est une antiquité qu’on a découverte dans un pays lointain. Ça remonte au tout début ! »

« C’est…c’est quoi le principe ? » Murmure un Bernard intimidé, « ça a l’air si vieux… » Poursuit-il d’un souffle où se lit une sorte de crainte mêlée de respect.

« Je crois qu’il faut simplement détruire les petits carrés qui bougent en haut avec le petit rectangle que tu contrôles en bas, sans se faire toucher par les pixels qu’ils t’envoient. »

Bernard, écarté de la borne par une distance dévote, se rapproche de l’écran et jette un œil gonflé de curiosité par-dessus l’épaule de la jeune femme.

« Regarde ! Tu peux te protéger derrière les blocs bizarres en bas ! » S’exclame t’il, en jubilant d’une excitation avide, les mains maintenant crispées sur le plastique rayé.

Sur l’écran, un petit rectangle brillant lutte pour sa survie en slalomant sous une pluie de projectiles meurtriers et ripostant furieusement à coup de canon à pixel.

La porte du bar explose. Nook, complètement prit au dépourvu, reste pétrifié tandis qu’une rafale vient pulvériser les verres qu’il avait soigneusement alignés sur le comptoir. Une balle lui perfore la poitrine. S’affaissant doucement, il murmure dans un souffle « Continue ? » tandis que la Brigade Anti-Fraude s’engouffre dans la salle et investit chaque recoin.

Les pas des agents résonnent dans les couloirs. Du sous-sol, les joueurs perçoivent les bruits de courses. Des regards terrifiés fixent la porte. Qui explose elle aussi.

C’est la panique. Chacun essaye de se frayer un chemin entre les chaises, les machines, les câbles et les autres fuyards. Bernard, perdu dans la contemplation du jeu préhistorique lève soudainement la tête, et échappe un « Oh merde… ». Il empoigne Peach par le bras et l’entraîne, abasourdie, derrière une autre borne. Cachés dans la pénombre, ils perçoivent les bruits étouffés des coups de feu et des cris de douleurs (ou d’agonie).

En silence, Peach désigne d’un coup d’œil furtif une petite bouche d’aération à peine plus large qu’un écran 19 pouces. Après un décompte de trois (de circonstance dans ce genre de scène d’action au suspens insoutenable), les deux fuyards s’élancent au travers de la salle. La serveuse plonge dans le conduit, sans problème majeur. Alors que Bernard s’apprête à prendre son élan pour la suivre, un coup de feu le clou au sol. Un agent s’approche de lui. Bernard murmure un « Casse toi. » inaudible en fixant la figure consternée de la jeune femme, à l’autre bout du conduit. L’agent lève une matraque, Bernard espère que sa jauge d’HP est au maximum. La dernière image reçue par son cerveau avant de tomber sur le sommier d’ouate de l’inconscience est celle de la serveuse s’enfuyant dans une rue sombre, vu au travers d’une lucarne à peine plus large qu’un écran 19 pouces.

Fondu au noir.

De sa cellule, Bernard se demande quel moyen le plus divertissant lui est offert de se suicider sans trop souffrir. Perdu dans une contemplation fanatique de ses chaussettes, il s’entend prononcer à l’adresse de son voisin. « Tu crois que Peach s’en est sortie ? »

L’autre, un jeune homme maigre à l’air endormi, sort de sa transe silencieuse et regarde Bernard d’un œil morne. « Osef mec ! D’toute façon, c’est foutu pour nous tous. Ceux qui sont morts ont eu d’la chance. Et si on sort un jour d’ici, ça m’étonnerai qu’on puisse jamais recommencer toussa. »

Bernard s’enlève une chaussette. « Tu crois que si je l’avale j’arriverais à m’étouffer ? »

Un gardien hurle depuis la fente de la porte. « Détenu Bernoulli, un colis pour vous ! »

C’est un gâteau. Un cake plus précisément. Le genre de pâtisserie qu’on suspecterait de dissimuler une lime. C’est sans doute pour cela que personnes n’a prit la peine de l’autopsier –se dit Bernard- on n’a pas de barreaux. D’ailleurs, on n’a même pas de fenêtres.

Mais qui a bien pu m’envoyer un truc pareil ?

Sans joie, il commence à découper le gâteau, par pur réflexe. Il bute sur quelque chose de dur.

Ce n’est pas une lime. Ni une arme. C’est un petit objet parallélépipédique muni d’un petit écran et de deux boutons usés. Bernard se dit alors que Peach est sûrement encore en vie.

Dans un frémissement orgasmique de tout son épiderme, il s’emmitoufle sous la couverture de sa couchette et allume l’objet saint. Un « tidoum !» harmonieux perce faiblement le silence.

J’ai exhumé ce texte d’une pile de vieux octets encombrant un coin de mon disque dur depuis ma deuxième année de bozar. Je n’ai pas pu résister à l’envie de m’en soulager une bonne fois pour toute en le publiant ici. (test de skin…pas convaincu…)

[ouii] Wii Music

Publié dans Jeux Video le juin 1, 2009 par nikobo

La forme actuelle du ChokazBlog a fini par me lasser (ce qui explique en parti le vide de ces 2 derniers mois). En attendant un ravalement de façade complet et une réorientation éditoriale, je vous soumets quelques petites réflexions autour de l’étrange Wii Music.

Moi j’aime bien.

WiiMusic_Logo

Wii Music est une expérience intéressante. Proche d’un happening de jardin d’enfant. Sans autre forme d’interactivité que la gesticulation instinctive.

Je trouve ça reposant.

Le cerveau n’est que très peu sollicité, seules les oreilles et une certaine forme de sensibilité musicale coordonnent les mouvements. Pour peu qu’on ne cherche ou ressente pas le besoin d’éprouver un challenge, on s’oublie complètement à carillonner sans but sur des mélodies désuètes.

Je m’attendais à trouver une version plus étoffée du menu de sélection de profil de Super Mario Galaxy (je suis resté bloqué dessus une bonne demi-heure quand je l’ai découvert), et on n’en est pas loin. J’ai ressenti le même plaisir primitif à m’approprier une masse sonore, d’en malaxer la forme et le rythme sans risque de briser son harmonie (une fausse note serait comme une trahison du logiciel, comme si on pouvait casser sa voiture dans Ridge Racer, une aberration).

Le gros reproche que je ferais à ce jouet est de ne proposer que des musiques connues. Là où on s’abandonnait complètement à l’onanisme sonore dans le menu de SMG, sans idée reçue sur la mélodie initiale du morceau, dans Wii Music on est souvent influencé par  notre connaissance des  pièces de musiques populaires proposées. C’est pénible mais ça n’empêche pas d’apprécier certains arrangements.

La batterie est un ovni, d’une technicité masochiste par rapport au reste du logiciel. Je m’y amuse moins mais ça agace mon instinct de joueur si bien que j’y reviens souvent. C’est le seul secteur de l’application où je ressens une progression.

Cher et de piètre apparence, Wii Music est quand même une proposition qui gagne à être exploré. Très bien pensé, il pèche par quelques défauts (sons MIDI parfois peu convaincant, playlist poussiéreuse…), mais reflète bien le savoir-faire insolent de Nintendo en termes d’interactivité. Brillant sur le fond, il aurait pu être une grande réussite s’il s’était assumé comme un bac à sable musical total et non comme un jouet d’éveil consensuel.

[ouii] Jack in the box

Publié dans Jeux Video, photos avec des tags le mars 27, 2009 par nikobo

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Amusante version presse de Madworld, percée d’un pic métal ensanglanté, avec un vrai trou dans le plastique et une gerbe de sang séchée collée sur la face.

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La même en pleine séance d’aérobic.

[sic] Caca et Game Design

Publié dans Soit dit en passant..., sic le mars 26, 2009 par nikobo

Je revenais d’une séance de démoulage de cake dont les lendemains de pot-au-feu ont le secret. Ces petits moments privilégiés où l’on se retrouve seul avec sa tuyauterie et sa chimie contrariée, sans le poids du regard du collègue d’à coté. Le cerveau en roue-libre, tandis que le reste est occupé à actionner d’improbables valves organiques dont je préfère ne pas comprendre le fonctionnement, je pensais à cette connerie de page Word aussi blanche que cette faïence où mon regard se perd. Quand SOUDAIN…

SPLUUUSH !

J’eus l’idée !

Vraiment, il y a quelque chose de mystique dans ce rituel métabolique, et ce n’est pas Suda51 qui me contredira :

“Être seul est très important. Je vais aux toilettes et j’essaye de chier, et là, je vais avoir une bonne idée.”
Goichi Suda

sauf que moi, mon idée, c’était juste de la merde…

(voir Flu)

[cqfd] Welcome to Madworld !

Publié dans Soit dit en passant..., vidéos le mars 19, 2009 par nikobo

Voici quelques explications qui éclairent bien la situation embrouillée de cette crise financière mondiale. Moi qui pensais que c’était tout simplement la faute de gros connards en costard…

Hum…Au final, c’est bien la faute de gros connards en costard.